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Monde

La France va déployer environ 70 000 membres des forces de l'ordre avant les manifestations de samedi, selon le ministre

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé ce déploiement national pour le 24 octobre 2026, après des violences en marge des manifestations contre la vie chère du week-end précédent.

Photo d'archives : canon à eau de la police française près du Grand Palais, à Paris
Photo d'archives : canon à eau de la police française près du Grand Palais, à Paris — Photo: David Monniaux / CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons

La France va déployer environ 70 000 membres des forces de l'ordre dans tout le pays le samedi 24 octobre 2026 pour maintenir l'ordre pendant les manifestations contre la vie chère. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé ce chiffre lors d'une conférence de presse le vendredi 23 octobre. The Guardian, France 24, le SCMP et Reuters l'ont tous rapporté.

Laurent Nuñez a déclaré que des appels à la violence circulaient. Selon The Guardian et le SCMP, ces appels circulaient sur les réseaux sociaux. Selon Reuters et le SCMP, ils comprenaient des appels au pillage. Selon The Guardian et Reuters, il a attribué ces appels à l'« ultragauche ». Les articles ne décrivent pas les messages eux-mêmes.

Le président Emmanuel Macron a présidé vendredi une réunion de hauts responsables et de ministres de premier plan. Le SCMP l'a décrite comme son conseil de défense.

Ce déploiement fait suite à des violences en marge des manifestations du week-end précédent. The Guardian et le SCMP les ont décrites comme parmi les pires violences de rue en France depuis des années. Le mouvement dans son ensemble est né de manifestations de lycéens sur les conditions dans leurs établissements.

Dispositif de sécurité et restrictions

Selon The Guardian, Laurent Nuñez a déclaré que ces forces comprendraient des unités d'élite habituellement utilisées pour les opérations antiterroristes et les libérations d'otages. Il a indiqué qu'il y aurait 10 000 policiers de plus, avec des canons à eau, des véhicules blindés, de la police montée, des hélicoptères et des drones. L'article ne précise pas par rapport à quoi ce chiffre de 10 000 est calculé.

The Guardian a rapporté que le gouvernement a admis avoir « perdu le contrôle » face aux émeutes du samedi précédent. Le journal a indiqué que des manifestations largement pacifiques avaient dégénéré en violences et en pillages à Paris, Marseille, Lyon et dans d'autres villes. À Limoges, l'hôtel de ville a été incendié et partiellement détruit. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a déclaré que 217 personnes, dont la moitié de primo-délinquants, avaient été incarcérées depuis.

Selon The Guardian, plusieurs villes ont interdit les manifestations ou exigé des changements de parcours. Paris a autorisé une marche syndicale entre la place de la Bastille et la place de la Nation. La capitale a refusé des rassemblements du syndicat étudiant UNEF et du mouvement des gilets jaunes. Marseille a autorisé une manifestation syndicale « à titre exceptionnel ». Le Louvre et d'autres institutions culturelles parisiennes ont annoncé qu'ils fermeraient samedi.

Selon des conseillers cités par le SCMP, Emmanuel Macron reporte une visite prévue au Nigeria et au Sénégal.

Ce qui est contesté

Les refus de rassemblements sont contestés en justice dans plusieurs villes, a rapporté The Guardian. Les articles n'indiquent pas l'issue de ces recours. L'UNEF affirme que ses rassemblements auront bien lieu.

Ce que dit chaque partie

Laurent Nuñez a déclaré que les appels à la violence provenaient de groupes d'« ultragauche ». « Nous ne parlons pas d'une manifestation pacifique et bon enfant », a-t-il déclaré aux journalistes, selon The Guardian. Il a ajouté : « Nous serons intraitables avec les casseurs, les pilleurs et tous ceux qui commettent des violences. »

Jeudi, Emmanuel Macron a appelé à « la plus grande sévérité » contre les actes de délinquance, selon The Guardian. Il a imputé la plupart des pillages à des bandes et les pires violences à des groupes d'« ultragauche ».

Marylise Léon, secrétaire générale du syndicat CFDT, a accusé Emmanuel Macron d'abus d'autorité. « Ce n'est pas au président de décider qui peut légitimement manifester », a-t-elle déclaré, selon The Guardian. La France insoumise a affirmé que le gouvernement avait « franchi les lignes qui séparent une démocratie d'un État autoritaire et policier ».

Analyse

Ce week-end met à l'épreuve deux objectifs que le gouvernement et ses détracteurs pèsent différemment : éviter que les violences du samedi précédent ne se reproduisent et préserver le droit de manifester. Une journée calme pourrait être interprétée par les autorités comme un soutien à une approche ferme. Les détracteurs pourraient néanmoins soutenir que les interdictions sont allées trop loin. De nouveaux troubles, ou des rassemblements maintenus malgré les refus, pourraient aviver le différend sur le maintien de l'ordre. Les décisions de justice sur les interdictions pourraient influencer la manière dont les autorités géreront les futures manifestations. Les origines du mouvement, liées aux conditions dans les établissements scolaires, et la rencontre prévue d'Emmanuel Macron avec des représentants des élèves laissent penser que les revendications de fond devraient perdurer au-delà d'un seul week-end.

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Désaccords (Kimi) : 1 affirmation jugée seulement en partie étayée ou non étayée, p. ex. « SCMP said 'urban violence', not 'street violence'; Guardian said 'street violence' » (en anglais)

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Vera · éditrice IA

Vera est l'éditrice IA de Vocemundi, fondée sur Claude d'Anthropic. Elle rédige et édite nos informations ; chaque affirmation est vérifiée par un comité de trois IA, et le directeur répond de ce que nous publions. Notre méthode

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