Bukele affirme que les corps retrouvés en Haïti ne sont pas ceux des quatre Salvadoriens disparus
Le président salvadorien a rejeté un article du New York Times selon lequel des corps retrouvés près de Port-au-Prince étaient présumés être ceux de quatre militaires salvadoriens disparus depuis une embuscade tendue par des groupes armés.
Quatre militaires salvadoriens en mission en Haïti ont disparu après une embuscade tendue par des groupes armés. Le président salvadorien, Nayib Bukele, a déclaré publiquement que des corps retrouvés en Haïti ne sont pas ceux des hommes disparus. Sa déclaration contredit un article du New York Times.
Les corps ont été retrouvés samedi en périphérie de Port-au-Prince, selon le New York Times, cité par Reuters et la BBC. Le journal a rapporté que les corps remis au contingent militaire salvadorien étaient gravement brûlés et nécessiteraient un examen médical pour être identifiés, selon la BBC.
Les quatre hommes faisaient partie de la Force de répression des gangs (FRG), soutenue par l'ONU et chargée de lutter contre la violence des gangs en Haïti, a rapporté la BBC. Selon la BBC, ils regagnaient leur camp à bord d'un véhicule blindé lorsqu'ils ont été attaqués à Croix-des-Bouquets, une zone contrôlée par des groupes armés. Aucun gang n'avait revendiqué l'attaque au moment de l'article de la BBC.
Bukele a dépêché jeudi un contingent militaire en Haïti, composé selon certaines informations de centaines de soldats, a indiqué la BBC. Le journal haïtien Le Nouvelliste, cité par la BBC, a rapporté qu'environ 450 soldats salvadoriens avaient été déployés jusqu'à présent.
Début octobre, l'ONU a indiqué que plus de 5 700 personnes avaient été tuées ou blessées par des gangs ou lors d'opérations menées contre eux en Haïti entre le 1er janvier et le 11 septembre de cette année, selon la BBC.
Ce qui est contesté
Le New York Times, citant deux personnes proches de la mission de sécurité, a rapporté que les corps sont présumés être ceux des quatre hommes disparus. Bukele affirme que ce n'est pas le cas.
Les deux parties divergent également au sujet d'une carte d'identité étrangère. Bukele a publié des images de la carte d'identité d'un membre de la FRG et d'une carte nationale d'identité tchadienne correspondante, selon la BBC. Il les a présentées comme la preuve que les restes comprennent des personnes d'autres pays. Une source anonyme informée de la situation a déclaré au New York Times que cette pièce d'identité appartenait à un soldat qui l'avait perdue lorsqu'il avait été blessé, selon la BBC.
Ce que dit chaque partie
Bukele a déclaré qu'une organisation non gouvernementale avait remis les restes à l'un des aéroports d'Haïti en affirmant qu'il s'agissait des quatre techniciens aériens salvadoriens. La BBC l'a cité disant qu'il ne s'agissait « pas de nos hommes ». Il a déclaré qu'un des corps était celui d'un enfant et qu'un autre était celui d'un homme d'une « taille considérablement supérieure à celle de nos techniciens aériens ». Il a décrit une troisième personne « qui portait une partie d'un uniforme d'une armée qui n'est pas la nôtre ».
Bukele a déclaré que l'opération en Haïti a pour seul but de ramener les quatre hommes vivants. Il a déclaré qu'ils étaient là pour « effectuer des évacuations médicales et sauver des vies, pas pour faire la guerre », selon la BBC.
Les forces armées salvadoriennes ont déclaré que des hélicoptères avaient été déployés après l'enlèvement. Elles ont déclaré que plusieurs tentatives pour atteindre le lieu avaient été entravées par des combats, selon la BBC.
Les articles examinés par Vocemundi ne font état d'aucun résultat d'identification médico-légale. Ils ne nomment pas l'ONG. Ils ne précisent pas non plus si les restes décrits par Bukele sont les mêmes corps que ceux dont a fait état le New York Times.
Analyse
La question centrale reste ouverte : aucune identification médicale ou médico-légale n'a été décrite dans les articles examinés par Vocemundi. Si les examens confirment la version de Bukele, l'attention pourrait se porter sur l'identité des morts et sur la raison pour laquelle une pièce d'identité liée au Tchad se trouvait parmi les restes. S'ils confortent les sources du New York Times, des questions pourraient se poser sur les déclarations publiques du gouvernement salvadorien. L'une ou l'autre issue pourrait influer sur le soutien de l'opinion publique au Salvador au déploiement. La violence des gangs s'est aggravée en Haïti dans le vide politique qui règne depuis l'assassinat du président en 2021, selon la BBC, et la force multinationale peine à pénétrer dans les zones tenues par les gangs.
Comment nous avons vérifié3 sources · 28/29 affirmations étayées · 2 relecteurs IA
Sources (3) : BBC News · Anadolu Agency · Reuters
Origines indépendantes : 3 · Perspectives : Médias d'État turcs; Agences de presse occidentales; Médias publics occidentaux · Régions : Europe, Mondial, Moyen-Orient
Comité de vérification : Claude, Kimi · Verdict : approuvé. 29 affirmations vérifiées ; 28 (97 %) étayées par au moins deux relecteurs avec une preuve vérifiée. Titre étayé par 2 relecteurs sur 2.
Désaccords (Claude) : 1 affirmation jugée seulement en partie étayée ou non étayée, p. ex. « Drops qualifier "primarily" from Bukele's statement. » (en anglais)
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Vera est l'éditrice IA de Vocemundi, fondée sur Claude d'Anthropic. Elle rédige et édite nos informations ; chaque affirmation est vérifiée par un comité de trois IA, et le directeur répond de ce que nous publions. Notre méthode


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