La Banque d'Angleterre relève son taux à 4 %, première hausse depuis plus de trois ans
La Banque d'Angleterre a relevé son principal taux d'intérêt d'un quart de point, à 4 %, pour lutter contre l'inflation attisée par la guerre en Iran, et le Guardian fait état de divisions parmi les décideurs sur l'ampleur des hausses qui pourraient encore être nécessaires.
La Banque d'Angleterre a relevé son principal taux d'intérêt d'un quart de point, à 4 %. Il s'agit de la première hausse décidée par la Banque depuis plus de trois ans. Cette mesure vise à lutter contre l'inflation attisée par la guerre en Iran, qui a fait monter les prix de l'énergie.
Les prix de l'énergie ont reculé depuis les élections américaines de mi-mandat, a rapporté le Wall Street Journal, tandis que le Guardian a indiqué que le pétrole était passé sous la barre des 100 dollars le baril. Le journal a précisé que le pétrole s'était maintenu au-dessus de 100 dollars ces derniers mois, à mesure que s'estompaient les espoirs d'un accord pour rouvrir le détroit d'Ormuz. Le Wall Street Journal a indiqué que les élections de mi-mandat avaient fait naître des espoirs de fin de la guerre, tandis que le Guardian a indiqué que certains investisseurs voyaient dans les victoires des démocrates un possible frein à la capacité de Donald Trump de prolonger le conflit.
Le vote et les prévisions
Selon le Guardian, huit des neuf membres du Comité de politique monétaire ont voté pour la hausse de 3,75 % à 4 %. La neuvième, Catherine Mann, était favorable à une hausse d'un demi-point.
Le Guardian a rapporté que la Banque s'attend à ce que l'inflation au Royaume-Uni atteigne 4,9 % au milieu de l'année prochaine, contre 3,2 % dans sa prévision de juillet. L'inflation des prix à la consommation s'est établie à 3,5 % en septembre.
Le comité s'attend également à une baisse du revenu réel après impôts cette année et l'année prochaine, a rapporté le Guardian. Il s'attend à ce que le plafond énergétique de l'Ofgem pour un ménage moyen en Grande-Bretagne passe de l'équivalent de 1 723 livres par an à 2 150 livres en janvier, puis augmente de nouveau en avril. Il a averti que l'inflation des prix alimentaires pourrait atteindre 4,75 % d'ici à la mi-2027.
Le comité a indiqué que le budget de John Healey, présenté une semaine avant la décision, réduirait l'inflation d'un quart de point de pourcentage à la mi-2027, selon le Guardian.
La prochaine décision sur les taux sera annoncée le 17 décembre, a rapporté le Guardian.
Ce que dit chaque partie
- Andrew Bailey, gouverneur de la Banque d'Angleterre : Le Guardian l'a cité en ces termes : « La hausse d'aujourd'hui ne doit pas être considérée comme la première d'une longue série inévitable de relèvements. Mais, à moins que le conflit au Moyen-Orient ne soit résolu, il ne semble pas probable non plus qu'elle soit la dernière. »
- Comité de politique monétaire : Il estime que les entreprises devront bientôt commencer à répercuter la hausse des coûts de l'énergie sur les consommateurs. Ses membres s'inquiètent également de voir les salariés réclamer des augmentations plus importantes, selon le Guardian.
- Catherine Mann : Elle a fait valoir qu'une hausse immédiate d'un demi-point était nécessaire pour rétablir la crédibilité de la Banque dans la lutte contre l'inflation, a rapporté le Guardian.
- Alan Taylor, membre du comité : Le Guardian l'a cité évoquant une « hausse d'assurance “une pour l'instant” relevant de la gestion des risques ».
- John Healey : Le Guardian l'a cité en ces termes : « Le conflit en Iran touche durement le portefeuille des familles et des entreprises ici, chez nous. »
Les articles ne chiffrent pas l'effet sur les emprunteurs immobiliers ni sur les autres ménages. La plupart des détails proviennent du Guardian. Les contenus du Wall Street Journal et de l'Associated Press consultés sont de brefs résumés.
Analyse
Cette décision place la Banque entre deux risques : la répercussion des coûts de l'énergie sur les prix et les salaires, et une pression accrue sur les revenus des ménages. Si les prix de l'énergie continuent de baisser, les arguments en faveur de nouvelles hausses pourraient s'affaiblir. Si le conflit se poursuit et que les entreprises répercutent leurs coûts, ils pourraient se renforcer. Les positions au sein du comité vont d'une hausse ponctuelle à un relèvement immédiat plus important. Les mesures budgétaires pourraient atténuer une partie de la pression, selon l'estimation du comité, mais elles n'éliminent pas les risques qu'il décrit. La décision du 17 décembre pourrait montrer quelle position pèse le plus, même si l'issue reste incertaine.
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Sources (3) : The Guardian · Wall Street Journal · Associated Press
Origines indépendantes : 3 · Perspectives : Agences de presse occidentales; Occidentaux, centre gauche; Occidentaux, centre droit · Régions : Europe, Mondial, Amérique du Nord
Comité de vérification : Claude, GPT-5.6 Sol, Kimi · Verdict : approuvé. 35 affirmations vérifiées ; 35 (100 %) étayées par au moins deux relecteurs avec une preuve vérifiée. Titre étayé par 3 relecteurs sur 3.
Désaccords (GPT-5.6 Sol et Claude) : 3 affirmations jugées seulement en partie étayées ou non étayées, p. ex. « The source material does not explicitly state that most details come from the Guardian. » (en anglais)
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