Le HCR avertit que des coupes budgétaires menacent l'éducation des réfugiés ; un rapport fait état de 5,8 millions d'enfants non scolarisés
L'agence des Nations unies pour les réfugiés affirme que les coupes dans le financement de l'éducation risquent d'annuler des décennies de progrès, tandis qu'ONU Info rapporte que près de la moitié des enfants réfugiés en âge d'être scolarisés n'étaient pas scolarisés en 2025.
Le HCR, l'agence des Nations unies pour les réfugiés, a publié un nouveau rapport avertissant que des coupes dans les financements menacent d'annuler les progrès réalisés dans l'éducation des enfants et adolescents réfugiés, selon ONU Info, le service d'information de l'ONU lui-même.
ONU Info a cité le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Barham Salih, qui a déclaré : « À un moment de fortes pressions sur le financement de l'aide humanitaire et du développement, les coupes dans l'éducation risquent d'annuler des décennies d'investissement collectif et de fermer des perspectives à une génération de jeunes. »
Le HCR a appelé la communauté internationale et les partenaires de développement à préserver les financements de l'éducation. Il a également exhorté à investir dans les systèmes éducatifs nationaux des pays qui accueillent des réfugiés.
Chiffres clés
Selon le compte rendu du rapport publié par ONU Info :
- On estime à 13,1 millions le nombre d'enfants réfugiés en âge d'être scolarisés en 2025.
- Près de la moitié d'entre eux, soit 5,8 millions, restent non scolarisés.
- En 2025, 65 % étaient inscrits dans le primaire et 32 % dans le secondaire.
- Deux jeunes réfugiés sur trois arrivent à l'école primaire sans les apprentissages fondamentaux.
- Les filles et les garçons fréquentent l'école primaire à des taux similaires. L'écart se creuse nettement dans le secondaire, un nombre croissant d'adolescentes quittant l'école en raison de la pauvreté, du mariage précoce, de préoccupations liées à la sécurité et d'autres pressions.
La scolarisation des réfugiés dans l'enseignement tertiaire a atteint un niveau record de 11 % en 2025, avec plus de 450 000 étudiants à l'université ou en formation technique et professionnelle, selon ONU Info. Le service a indiqué que le HCR et les partenaires sont en bonne voie pour tenir l'engagement « 15x30 » : 15 % des jeunes réfugiés ayant accès à l'enseignement supérieur d'ici la fin de la décennie. Toutefois, la scolarisation des réfugiés dans l'enseignement supérieur est inférieure à la moyenne nationale dans plus de 80 % des pays ayant communiqué des données. Dans les pays à faible revenu et touchés par des conflits, 2 % des réfugiés étaient inscrits, contre 13 % des ressortissants nationaux, selon ONU Info.
Témoignages individuels
ONU Info a cité Jamila Mostafa, 19 ans, qui a fui le Soudan pour l'Égypte : « Quand nous avons quitté le Soudan, je craignais que mes études s'arrêtent. » Elle poursuit ses études secondaires grâce à un soutien appuyé par le HCR. ONU Info a également cité Faiza Qudrati, originaire d'Afghanistan et ayant grandi au Kazakhstan, selon qui l'enseignement supérieur lui offre « une chance de grandir, d'apprendre et un jour d'aider d'autres personnes ».
Ce qui est contesté
Les articles examinés par Vocemundi ne font état d'aucune contestation des chiffres ou de l'avertissement. Ils ne comprennent pas le point de vue des gouvernements donateurs, des gouvernements des pays d'accueil ou de chercheurs indépendants en éducation.
Ce que dit chaque partie
Le HCR affirme qu'améliorer l'éducation des réfugiés exige des systèmes nationaux plus solides, avec davantage d'investissements dans les enseignants, les salles de classe, le matériel pédagogique et le financement, au bénéfice des réfugiés comme des communautés d'accueil. ONU Info a cité Barham Salih, qui a déclaré : « Notre responsabilité est de veiller à ce qu'ils aient cette chance. »
Ce que les articles ne contiennent pas
Les articles ne donnent ni le titre du rapport, ni sa date de publication, ni sa méthodologie. Ils ne chiffrent pas les coupes dans les financements et ne nomment pas de donateurs. Ils ne montrent pas que ces coupes sont à l'origine du nombre d'enfants non scolarisés, et ne contiennent aucune donnée d'années antérieures permettant une comparaison. Toute la couverture remonte à une source unique : AllAfrica a republié ONU Info, qui rend compte de sa propre agence.
Analyse
Les chiffres font apparaître une forte baisse entre l'enseignement primaire et l'enseignement secondaire, en particulier pour les filles, tandis que l'enseignement supérieur progresse à partir d'un niveau bas. Le HCR présente les coupes dans les financements comme un risque pour ces acquis, mais les articles examinés par Vocemundi ne mesurent pas ces coupes et ne les relient pas directement aux taux de scolarisation actuels. L'évolution pourrait dépendre du maintien ou non des budgets de l'éducation par les donateurs et de la capacité des systèmes des pays d'accueil à absorber davantage d'élèves réfugiés. Des données indépendantes, des comparaisons avec les années précédentes et les points de vue des donateurs et des gouvernements des pays d'accueil permettraient d'évaluer si les progrès stagnent, se maintiennent ou avancent.
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Sources (2) : AllAfrica · UN News
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Désaccords (Claude, Kimi et GPT-5.6 Sol) : 3 affirmations jugées seulement en partie étayées ou non étayées, p. ex. « Source says 'decades of collective investment' and 'years of progress', not 'decades of progress'. » (en anglais)
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