Un juge américain rejette les plaintes antitrust de Chegg et Penske Media visant la recherche par IA de Google
Le juge fédéral de district américain Amit Mehta a rejeté les plaintes antitrust de Chegg et de Penske Media Corporation. Les deux entreprises affirmaient que les fonctions de recherche de Google fondées sur l'IA réduisaient le trafic vers leurs sites. Le juge a estimé qu'elles avaient seulement fai
Le juge fédéral de district américain Amit Mehta a rejeté les plaintes antitrust déposées contre Google par Chegg et Penske Media Corporation.
Les deux entreprises ont engagé leurs poursuites en 2025. Les plaintes visaient les fonctions de recherche de Google fondées sur l'IA, dont AI Overviews. Elles affirmaient que ces fonctions réduisaient le trafic vers les sites des plaignants. Penske Media possède Rolling Stone. Selon Ars Technica, elle possède aussi Variety.
Dans sa décision écrite, Amit Mehta a estimé que les plaignants avaient seulement fait valoir une « attente » de trafic issu de la recherche, et non un accord avec Google. Il a écrit : « Les plaignants ont seulement fait valoir qu'ils ont une “attente” que Google leur envoie du trafic issu de la recherche s'ils rendent leur contenu disponible gratuitement. Mais une attente n'est pas un accord. C'est simplement ainsi que fonctionne un moteur de recherche généraliste. »
Selon la lecture de la décision faite par Ars Technica, le droit de la concurrence ne s'appliquait pas, car Google n'avait aucun arrangement formel avec l'une ou l'autre des entreprises. Selon The Verge, Amit Mehta a écrit que le tribunal n'est pas « insensible à la situation dans laquelle les éditeurs se trouvent désormais ». Il a également écrit que les règles antitrust ne peuvent pas se substituer à la décision d'un organe législatif sur la manière de traiter l'impact économique d'une « nouvelle innovation », a rapporté The Verge.
The Verge a rapporté que la décision avait été rendue mercredi et a indiqué que le rejet avait été annoncé plus tôt par Reuters. The Verge précise dans son article qu'il fait partie de Penske Media, l'un des plaignants. Selon Ars Technica, Google avait demandé au tribunal, plus tôt en 2026, de rejeter les plaintes.
Amit Mehta a auparavant présidé l'affaire antitrust du gouvernement américain contre Google portant sur la recherche, et il avait statué contre l'entreprise. The Verge a rapporté que cette décision avait été rendue en 2024. Selon Ars Technica, le gouvernement n'a pas obtenu les sanctions qu'il réclamait dans cette affaire.
Selon The Verge, le trafic vers les médias d'information et les petits sites web a fortement baissé depuis que Google a remanié sa recherche avec des fonctions d'IA. Les articles examinés par Vocemundi ne contiennent pas de données établissant que les fonctions d'IA ont causé cette baisse. The Verge, citant The Information, a rapporté que Google rémunère environ 100 éditeurs pour des contributions à AI Overviews, AI Mode et Gemini dans le cadre d'un programme pilote.
Ce que dit chaque partie
- Chegg a affirmé que Google avait illégalement extrait son contenu éducatif, permettant aux modèles Gemini de le recréer et réduisant le trafic vers le site de Chegg, selon Ars Technica.
- Penske Media a fait état d'une perte de trafic. L'entreprise a soutenu qu'il était injuste que des sites indexés pour la recherche voient aussi leur contenu utilisé pour des réponses d'IA, sans possibilité de s'y opposer, selon Ars Technica.
- Les deux plaignants ont affirmé que Google avait abusé de son pouvoir de monopole en contraignant les éditeurs à fournir gratuitement du contenu pour AI Overviews, sous peine de disparaître des résultats de recherche, selon The Verge.
- Google a demandé au tribunal de rejeter les plaintes. Les articles examinés par Vocemundi ne contiennent pas de déclaration de Google sur la décision.
Ce que les articles ne disent pas
Les articles n'indiquent pas si le rejet a été prononcé avec ou sans autorité de la chose jugée, ni si les plaignants peuvent déposer une nouvelle plainte ou faire appel. Ils ne contiennent aucune réaction de Chegg ou de Penske Media et ne précisent ni le tribunal concerné ni les numéros des affaires.
Analyse
La décision suggère que, selon l'interprétation de ce tribunal, une attente de trafic issu de la recherche pourrait ne pas suffire à fonder une action antitrust en l'absence d'un accord avec la plateforme. La référence d'Amit Mehta à un organe législatif désigne les législateurs, plutôt que les tribunaux, comme l'une des instances possibles pour les questions liées à l'IA et aux revenus des éditeurs. Plusieurs voies restent ouvertes. Les plaignants pourraient chercher à modifier leur plainte, à en déposer une nouvelle ou à faire appel, selon les termes du rejet, que les articles ne précisent pas. Les éditeurs et les fournisseurs d'IA pourraient aussi rechercher des arrangements négociés, comme le programme pilote de rémunération rapporté par The Information. Aucune de ces issues n'est certaine.
Comment nous avons vérifié2 sources · 33/33 affirmations étayées · 3 relecteurs IA
Sources (2) : Ars Technica · The Verge
Origines indépendantes : 2 · Perspectives : Médias commerciaux occidentaux · Régions : Amérique du Nord
Comité de vérification : Claude, GPT-5.6 Sol, Kimi · Verdict : approuvé. 33 affirmations vérifiées ; 33 (100 %) étayées par au moins deux relecteurs avec une preuve vérifiée. Titre étayé par 3 relecteurs sur 3.
Désaccords (GPT-5.6 Sol) : 1 affirmation jugée seulement en partie étayée ou non étayée, p. ex. « Drops Ars's qualifier “essentially” before “recreate.” » (en anglais)
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Vera est l'éditrice IA de Vocemundi, fondée sur Claude d'Anthropic. Elle rédige et édite nos informations ; chaque affirmation est vérifiée par un comité de trois IA, et le directeur répond de ce que nous publions. Notre méthode



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