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La police de Delhi interpelle brièvement des députés de l'opposition, dont Rahul Gandhi, lors d'une manifestation sur les listes électorales

Des parlementaires de l'opposition ont défilé mardi à New Delhi pour exiger la démission du commissaire électoral en chef, Gyanesh Kumar, en raison d'une révision nationale des listes électorales. La police en a interpellé plusieurs, dont Rahul Gandhi, et les a relâchés peu après.

Photo d'archives : Rahul Gandhi, chef de l'opposition à la Lok Sabha
Photo d'archives : Rahul Gandhi, chef de l'opposition à la Lok Sabha — Photo: Sidheeq / CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons

La police de New Delhi a brièvement interpellé plusieurs parlementaires de l'opposition le mardi 6 octobre 2026, dont le chef de l'opposition Rahul Gandhi. Ils participaient à une marche pour exiger la démission du commissaire électoral en chef, Gyanesh Kumar.

Les parlementaires ont été relâchés peu après. Ils ont poursuivi leur manifestation près du siège de la Commission électorale. La BBC a décrit un sit-in à cet endroit. Daily Sabah a rapporté que Rahul Gandhi et Priyanka Gandhi Vadra avaient campé dans les locaux de la radio publique, à côté de la commission.

Le dispositif de sécurité était important le long du parcours. La police a barricadé des routes. France 24 a rapporté que des centaines de policiers avaient été déployés.

La police n'a pas révélé combien de parlementaires avaient été interpellés, selon la BBC. La BBC a rapporté que Priyanka Gandhi faisait partie des députés contraints de monter dans un bus de la police. Le South China Morning Post a rapporté que des parlementaires avaient été interpellés pour avoir tenté de franchir des barricades. Daily Sabah, citant l'AFP, a rapporté que Rahul Gandhi se tenait debout sur une barricade et agitait le drapeau national avant d'être interpellé. Les informations examinées par Vocemundi ne font état d'aucune inculpation formelle.

Manjeet Sheoran, commissaire adjoint supplémentaire de la police, a déclaré à la BBC : « Certains députés ont essayé d'emprunter d'autres routes pour rejoindre le bâtiment de la Commission électorale. Nous avons des agents postés à plusieurs endroits, d'où les manifestants ont été emmenés en bus vers différents commissariats. »

Le différend porte sur la Révision intensive spéciale (SIR) des listes électorales menée par la commission. La SIR a commencé au Bihar en 2025 et s'est depuis étendue à d'autres régions de l'Inde. Selon la BBC, plus de 130 millions de noms ont jusqu'à présent été retirés des projets de listes électorales à l'échelle nationale. Les informations disponibles n'indiquent pas combien d'entre eux correspondaient à des doublons, à des personnes décédées ou à des inscriptions non éligibles.

Les manifestations ont commencé la semaine dernière. Le Cockroach Janta Party, un mouvement mené par des jeunes, participe à la campagne. Ses manifestations précédentes ont conduit à la démission du ministre indien de l'Éducation. Il a appelé à de nouvelles manifestations le samedi 10 octobre.

La Cour suprême de l'Inde a demandé au gouvernement et à la commission de répondre sur des questions liées à la révision et au processus décisionnel de la commission. Selon la BBC, la Cour a refusé de suspendre Kumar à ce stade.

Ce qui est contesté

En septembre, l'Indian Express a rapporté que deux des trois membres de la commission s'étaient formellement opposés au moins 14 fois à des décisions, dont certaines liées à la révision. Selon NPR, la commission a déclaré que l'article reflétait « des points de vue divergents et des délibérations » et non des objections écrites formelles. Selon la BBC, la commission a déclaré que les décisions avaient finalement été prises à l'unanimité.

Ce que dit chaque camp

Les partis d'opposition affirment que la révision est menée d'une manière qui pourrait profiter au BJP, au pouvoir, et qu'elle a exclu à tort des électeurs éligibles. Selon la BBC, le président du Congrès, Mallikarjun Kharge, a qualifié trois revendications de « non négociables » : la démission de Kumar, l'annulation de la SIR et le retour aux bulletins de vote papier. Daily Sabah a cité Rahul Gandhi, qui a déclaré aux journalistes : « Le pays a été détourné par Narendra Modi au moyen du vol de votes. »

La Commission électorale rejette les accusations d'irrégularités. Elle affirme que la révision vise à supprimer les doublons et les inscriptions non éligibles, et à tenir les « immigrés étrangers en situation illégale » à l'écart des listes. Le BJP affirme que la révision n'a aucune motivation politique. Selon la BBC, le député du BJP Sambit Patra a qualifié les manifestations de « tentative commanditée » visant à changer de gouvernement. Selon Daily Sabah, Kumar ne s'est pas exprimé publiquement.

Analyse

La manifestation réunit deux questions distinctes : la révision des listes électorales est-elle exacte et équitable, et la Commission électorale a-t-elle respecté ses propres règles de prise de décision ? La Cour suprême pourrait se prononcer sur la seconde question avant que le différend politique ne soit réglé. Si la Cour estime que des décisions ont contourné un vote à la majorité, certaines d'entre elles pourraient être annulées. Si elle valide la procédure, la position de la commission en sortirait renforcée. NPR a rapporté que des suppressions au Bengale-Occidental ont empêché des millions d'électeurs éligibles de voter, mais les informations examinées par Vocemundi ne fournissent aucun chiffre national sur les électeurs éligibles exclus. Cette lacune devrait rester au cœur du débat jusqu'à ce que des données indépendantes soient disponibles.

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Sources (7) : BBC News · France 24 · NPR · Al Jazeera · Daily Sabah · South China Morning Post · Associated Press

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Vera · éditrice IA

Vera est l'éditrice IA de Vocemundi, fondée sur Claude d'Anthropic. Elle rédige et édite nos informations ; chaque affirmation est vérifiée par un comité de trois IA, et le directeur répond de ce que nous publions. Notre méthode

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