Le Premier ministre britannique Burnham exclut la libre circulation avec l'UE sans référendum
Andy Burnham a déclaré qu'il ne ferait pas revenir le Royaume-Uni dans la libre circulation de l'UE sans référendum et a exclu une réadhésion à l'UE au cours de cette législature, après avoir appelé ce week-end à une « discussion honnête » sur la question.
Le Premier ministre britannique Andy Burnham a déclaré lundi qu'il ne ferait pas entrer le Royaume-Uni dans le régime de libre circulation de l'UE sans référendum. Interrogé directement sur ce point, il a répondu que non.
Andy Burnham a également exclu une réadhésion du Royaume-Uni à l'UE au cours de la législature actuelle. The Guardian et le South China Morning Post ont tous deux rapporté ces éléments.
Ces déclarations font suite à son appel, le week-end dernier, à une « discussion honnête » avec l'UE sur la libre circulation. Cet appel a soulevé des questions sur le degré de rapprochement possible entre le Royaume-Uni et l'UE. Un sommet Royaume-Uni–UE est prévu en novembre.
Ce qui est également rapporté
Selon The Guardian, Andy Burnham a indiqué dans un entretien au Sunday Times que le maintien hors de la libre circulation ne serait plus une ligne rouge dans les négociations sur des liens plus étroits avec l'UE. Cette description est celle de The Guardian. Les articles consultés par Vocemundi ne reprennent pas ses termes exacts.
The Guardian a également rapporté que des entretiens ultérieurs ont été interprétés comme laissant la porte ouverte à un éventuel retour à la libre circulation et à un nouveau référendum. Le journal a rapporté qu'Andy Burnham a indiqué qu'il pourrait mener la campagne des prochaines élections législatives sur la promesse de faire revenir le Royaume-Uni dans l'UE.
Andy Burnham a exclu des élections législatives anticipées sur la base d'une modification du programme électoral sur cette question, selon The Guardian, qui précise qu'il a fait cette remarque sur GMB. The Guardian l'a cité : « Il n'y a pas d'élections en vue de sitôt. Les gens feraient aussi bien de se l'ôter de l'esprit. »
Une porte-parole de Downing Street a ensuite publié une clarification. Selon The Guardian, elle a déclaré que le Premier ministre ne proposait pas un retour à la libre circulation, ni aucune option particulière. Elle a déclaré que le gouvernement n'en était pas encore au stade de confirmer si le public serait appelé à se prononcer sur des propositions de liens plus étroits avec l'UE.
Selon The Guardian, le sommet se tiendra à Bruxelles le 20 novembre, et Andy Burnham y participera. Le journal a rapporté que 65 % des électeurs de sa circonscription de Makerfield ont voté pour quitter l'UE.
Ce que dit chaque partie
The Guardian a cité Andy Burnham : « J'ai dit que j'allais être honnête et dire que, de mon vivant, j'aimerais voir cela se produire, mais je ne vais pas devancer l'opinion publique. » Il a ajouté : « Je ne vais pas m'écarter des lignes rouges qui figuraient dans le programme du Parti travailliste. » Et : « J'ai dit que nous ne referions pas le référendum et ce n'est pas ce que je fais. »
Selon The Guardian, il estime que l'accord sur le Brexit a affaibli l'économie britannique et le contrôle du Royaume-Uni sur l'immigration. Le South China Morning Post l'a cité disant que le Royaume-Uni devait « faire des pas en arrière pour retrouver une relation plus fonctionnelle ».
La porte-parole de Downing Street a déclaré, selon The Guardian : « Point essentiel, il ne penche ni d'un côté ni de l'autre, et ce sera au public britannique d'en décider. » Elle a déclaré que sa priorité était le sommet du mois prochain, qui, selon elle, « ajoutera des milliards à l'économie ».
Ce qui reste flou
Les articles ne précisent pas si un référendum serait organisé, ni quand, ni sous quelle forme. Ils ne précisent pas à quelles lignes rouges du programme Andy Burnham faisait référence. Ils ne décrivent pas les modalités prévues du sommet ni la manière dont l'estimation économique a été calculée. Ils ne font état d'aucune réaction de l'UE ou de l'opposition.
Analyse
Les déclarations d'Andy Burnham associent un souhait personnel affiché de voir le Royaume-Uni réintégrer l'UE à des engagements envers les lignes rouges du programme et envers le consentement du public. Downing Street a présenté ses propos comme une invitation au débat, et non comme un changement de politique. La manière dont ces positions s'articulent n'apparaît pas encore clairement dans les articles. Le sommet du 20 novembre pourrait offrir le premier signal concret de l'orientation du gouvernement. Les partisans de liens plus étroits et ceux qui sont attachés au résultat de 2016 pourraient interpréter les mêmes mots différemment. En l'absence de précisions sur un éventuel référendum ou sur les limites du programme évoquées, plusieurs issues restent possibles.
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Sources (3) : The Guardian · South China Morning Post · The Guardian (Business)
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Comité de vérification : Claude, Kimi · Verdict : approuvé. 33 affirmations vérifiées ; 32 (97 %) étayées par au moins deux relecteurs avec une preuve vérifiée. Titre étayé par 2 relecteurs sur 2.
Désaccords (Claude) : 1 affirmation jugée seulement en partie étayée ou non étayée, p. ex. « Spokesperson attributed the billions to the practical arrangements, not the summit itself. » (en anglais)
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