Al-Sissi affirme que l'Égypte aidera à défendre l'Arabie saoudite si elle le demande et sollicite l'approbation du Parlement
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a déclaré que l'Égypte prendrait toute mesure pour défendre l'Arabie saoudite si Riyad le demande, sur fond d'attaques des Houthis contre le royaume. Il a demandé au Parlement de tenir une session d'urgence pour autoriser une telle aide.
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a déclaré samedi 17 octobre 2026 que l'Égypte prendrait toute mesure pour protéger ou défendre l'Arabie saoudite si on le lui demandait. Il s'exprimait lors d'une cérémonie de remise de diplômes à l'Académie militaire égyptienne.
Al-Sissi a déclaré que toute aide de ce type nécessite l'approbation du Parlement égyptien. Il a appelé à une session d'urgence pour accorder l'autorisation si l'Arabie saoudite en fait la demande. La session est prévue le dimanche 18 octobre. Selon Reuters, le Parlement l'a annoncée, et DW l'a décrite comme attendue.
Al-Sissi a déclaré qu'il parlait uniquement de défense. « Je ne parle pas de combattre qui que ce soit ni d'attaquer qui que ce soit », a-t-il déclaré, selon DW. « Nous parlons uniquement de défense. » Il a lié la disponibilité de l'Égypte aux directives du roi saoudien Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane.
Ces propos interviennent sur fond d'intensification des attaques des Houthis du Yémen contre l'Arabie saoudite. Celles-ci comprennent des frappes contre des installations énergétiques ou pétrolières et contre l'aéroport international du Roi-Khaled à Riyad. L'Égypte et l'Arabie saoudite entretiennent des liens étroits. Selon DW, l'Égypte faisait partie de la coalition menée par l'Arabie saoudite formée contre les Houthis en 2015.
Selon Al Jazeera, des attaques contre l'aéroport de Riyad plus tôt ce mois-ci ont fait plus de 300 blessés. Al Jazeera a également fait état d'attaques contre des aéroports à Dammam, Abha, Jazan et Najran. La chaîne a indiqué que le gouvernement yéménite soutenu par l'Arabie saoudite et reconnu internationalement a lancé ce mois-ci une campagne militaire de grande ampleur contre les Houthis. Al Jazeera a également rapporté que l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie ont convenu plus tôt ce mois-ci d'activer des « mesures de dissuasion » dans le cadre d'un pacte de défense signé en août. Selon DW, les perturbations en mer Rouge causées par les attaques des Houthis ont affecté les recettes du canal de Suez liées au transport maritime.
Dans le même discours, selon Al Jazeera, al-Sissi a déclaré qu'il ne chercherait pas à prolonger sa présidence au-delà de 2030, conformément à la Constitution.
Ce qui est contesté
Les bilans diffèrent. DW a rapporté qu'une attaque des Houthis il y a une semaine a fait 13 morts. Al Jazeera a rapporté que des attaques contre l'aéroport international du Roi-Khaled plus tôt ce mois-ci ont fait 14 morts. DW n'indique pas que l'attaque qu'elle mentionne a touché l'aéroport ; les informations pourraient donc ne pas porter sur le même incident.
Ce que dit chaque partie
- Al-Sissi a déclaré que l'Égypte « ne cherche pas à jouer un rôle », mais qu'il est « inconcevable que nous permettions qu'il soit porté atteinte à l'Arabie saoudite, à sa sécurité ou à sa stabilité », selon DW.
- La présidence égyptienne a déclaré le mois dernier que « la sécurité de l'Arabie saoudite et des États du Golfe fait partie intégrante de la sécurité nationale de l'Égypte », a rapporté Al Jazeera.
- L'Arabie saoudite accuse l'Iran d'encourager les attaques des Houthis, selon Al Jazeera. L'Iran rejette cette accusation et a proposé son aide pour mettre fin au conflit.
Ce qui n'est pas connu
Les informations n'indiquent pas si l'Arabie saoudite a demandé ou compte demander l'aide de l'Égypte. Elles ne font pas état de réactions saoudiennes, houthies ou iraniennes aux propos d'al-Sissi et ne décrivent pas la forme que prendrait cette aide. La formulation des citations diffère selon les médias.
Analyse
Les propos d'al-Sissi subordonnent une implication égyptienne à deux étapes : une demande saoudienne et l'approbation du Parlement. Aucune des deux n'a encore eu lieu, selon les informations examinées par Vocemundi. Si le Parlement accorde l'autorisation dimanche, l'Égypte disposerait d'une base légale pour agir, mais la question de savoir si et comment elle le ferait dépend de Riyad. Des analystes cités par Al Jazeera lient l'intérêt de l'Égypte aux recettes du canal de Suez et au transport maritime en mer Rouge. Les scénarios possibles vont d'un signal symbolique de solidarité à un déploiement défensif actif. Les réactions de l'Arabie saoudite, des Houthis et de l'Iran pourraient déterminer si cette initiative apaise ou accroît les tensions régionales.
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Sources (5) : Deutsche Welle · Al Jazeera · Al Jazeera · Anadolu Agency · Reuters
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