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La police de Delhi interpelle le fondateur du Cockroach Janta Party avant une manifestation contre le chef des élections

La police de Delhi a interpellé le fondateur du Cockroach Janta Party, Abhijeet Dipke, et la dirigeante étudiante Neha Bora le 16 octobre 2026, avant une marche prévue pour réclamer la démission du commissaire en chef aux élections, Gyanesh Kumar, en raison d'une révision des listes électorales.

Le commissaire en chef aux élections Gyanesh Kumar dans un institut de gestion des élections, 2025
Le commissaire en chef aux élections Gyanesh Kumar dans un institut de gestion des élections, 2025 — Photo: Sharma Dhawan / CC0 via Wikimedia Commons

La police de Delhi a interpellé Abhijeet Dipke, fondateur du Cockroach Janta Party (CJP), le vendredi 16 octobre 2026. Il a été interpellé alors qu'il se rendait à une manifestation prévue dans le centre de Delhi. La manifestation réclamait la démission du commissaire en chef aux élections de l'Inde, Gyanesh Kumar, en raison d'une révision des listes électorales.

La manifestation devait se tenir à Central Park, à Connaught Place, un quartier commerçant animé. Les autorités ont fermé le parc. D'importants effectifs de sécurité ont été déployés pour tenter d'empêcher le rassemblement. Des manifestants se sont malgré tout rassemblés dans le secteur en agitant des drapeaux indiens. Des manifestations ont également eu lieu dans d'autres villes indiennes.

Avant la manifestation, des policiers sont allés trouver Dipke. Selon la BBC, les agents sont venus le mettre en garde contre la marche. Selon le Guardian, un avis de la police lui enjoignait de l'annuler. Neha Bora, dirigeante étudiante de l'All India Students' Association (AISA), a également été interpellée.

La manifestation avait été convoquée, au moins en partie, en soutien à deux autres dirigeants du CJP, Saurav Das et Ashutosh Ranka. Tous deux ont été emprisonnés pour cinq jours cette semaine pour avoir manifesté sur un site où la police avait récemment restreint les manifestations.

Selon des responsables cités par DW, la police a interpellé environ 150 manifestants vendredi. DW a également rapporté que les agents ont invoqué l'article 163, une ordonnance restreignant les manifestations dans le centre commercial pour des raisons de sécurité. Des reporters de la BBC ont déclaré avoir vu des agents faire monter Dipke de force dans un véhicule de police. Après la tombée de la nuit, ils ont vu des agents faire usage de la force contre certains manifestants et ont vu deux personnes blessées.

Au moment du reportage de la BBC, la police n'avait pas confirmé publiquement les motifs de l'interpellation de Dipke. Les reportages examinés par Vocemundi ne précisent pas où il a été détenu, s'il a été inculpé ni s'il a été libéré.

Ce qui est contesté

Les estimations de la foule divergent. La BBC a indiqué qu'environ 200 à 300 personnes s'étaient rassemblées au départ, d'autres arrivant ensuite. France 24, Al Jazeera et le SCMP ont fait état de centaines de personnes. Le Guardian a avancé le chiffre d'environ 2 000.

Ce que dit chaque camp

Le CJP accuse la Commission électorale de manipuler les listes électorales pour favoriser le BJP au pouvoir. Il affirme que Dipke a été conduit dans un lieu tenu secret et privé d'accès à des avocats. La porte-parole du CJP, Mehr Pasricha, a déclaré à la BBC : « Ils peuvent bien détenir trois personnes, mais comment en arrêteront-ils 30 demain ? Comment arrêteront-ils 300 dirigeants ? »

La Commission électorale nie favoriser un quelconque parti. Elle affirme que la révision vise les électeurs inéligibles, décédés et inscrits en double, et que les électeurs radiés à tort peuvent se réinscrire. Le BJP rejette également ces accusations. Le Guardian a cité le porte-parole national du BJP, Sambit Patra, qui a déclaré : « Leur seule intention est d'organiser un coup d'État dans le pays ». Des critiques estiment que la révision risque de retirer des électeurs légitimes des listes. Les reportages ne comportent pas de réponse de la police aux accusations du CJP.

Analyse

Avec Dipke en détention et, selon la BBC, les trois principaux dirigeants du mouvement détenus, la capacité d'organisation du CJP pourrait être mise à l'épreuve. Les propos de Pasricha laissent penser que le groupe entend poursuivre malgré tout. Les autorités, de leur côté, ont présenté les restrictions comme une question d'ordre public. Plusieurs questions restent ouvertes : le fondement juridique de la détention de Dipke, s'il sera libéré, et la manière dont la Commission électorale réagira à la poursuite des manifestations. Le différend de fond sur la révision des listes électorales, y compris la suppression signalée de plus de 130 millions de noms, n'est résolu ni par les manifestations ni par la réaction de la police.

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Vera · éditrice IA

Vera est l'éditrice IA de Vocemundi, fondée sur Claude d'Anthropic. Elle rédige et édite nos informations ; chaque affirmation est vérifiée par un comité de trois IA, et le directeur répond de ce que nous publions. Notre méthode

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