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Au sommet du Commonwealth, le roi Charles exprime son chagrin face à la traite des esclaves, sans présenter d'excuses

En ouvrant le sommet du Commonwealth à Antigua-et-Barbuda, le roi Charles III a exprimé « le plus profond chagrin personnel » face à la traite transatlantique des esclaves, mais n'a pas présenté d'excuses ni abordé la question des réparations, tandis que le Premier ministre britannique Andy Burnham

Carte des routes de la traite triangulaire transatlantique des esclaves
Carte des routes de la traite triangulaire transatlantique des esclaves — Carte: Khobbyyyy / CC0 via Wikimedia Commons

Le roi Charles III a ouvert la Réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth (CHOGM) à Antigua-et-Barbuda le mardi 3 novembre 2026. Dans son discours, il a exprimé son chagrin face à la traite transatlantique des esclaves. Il ne s'est pas excusé pour le rôle de la Grande-Bretagne dans cette traite, et il n'a ni évoqué ni proposé de réparations.

Le Commonwealth compte 56 États membres. Le débat sur la question de savoir si la Grande-Bretagne devait présenter des excuses ou verser des réparations a dominé la période précédant le sommet.

« La traite transatlantique des personnes réduites en esclavage jette encore une ombre sur ces îles et sur d'autres membres de notre Commonwealth », a déclaré le roi, cité par France 24. « Comme je l'ai déjà dit, ce chapitre honteux de l'histoire remplit mon cœur d'horreur et mon âme du plus profond chagrin personnel. »

Il l'a qualifiée d'« injustice monstrueuse ». Il a également déclaré : « Nous ne pouvons pas changer les actes de ceux qui nous ont précédés », et « Nous pouvons toutefois tirer les leçons du passé ». Il a affirmé que le passé devait être pris en compte afin que « le mal n'ait pas le dernier mot ». Il a cité l'éducation, l'emploi, le commerce au sein du Commonwealth et la résilience climatique comme moyens d'aider ceux « qui luttent contre les difficultés et les désavantages ». Selon Al Jazeera, il a également déclaré que la Royal Navy avait joué « un rôle de premier plan » dans la fin de la traite des esclaves.

Al Jazeera a rapporté que le palais de Buckingham avait indiqué que le roi ne présenterait pas d'excuses officielles lors de sa tournée dans les Caraïbes, qui comprenait également les Bahamas et le Guyana.

Le Premier ministre Andy Burnham a assisté au sommet. Il s'est dit ouvert à ce que le Royaume-Uni présente des excuses pour la traite des esclaves. Des discussions sur d'éventuelles excuses avaient lieu lors du sommet. Selon France 24, des responsables discutaient avec des dirigeants nationaux de la forme qu'elles pourraient prendre. Al Jazeera a rapporté que Burnham avait exclu des réparations financières dans un article rédigé pour The Guardian la semaine dernière.

Burnham a également proposé un allègement ou une restructuration de la dette pour les pays plus petits ou plus pauvres du Commonwealth. Il a annoncé un investissement de 54 millions de dollars dans les infrastructures critiques des Caraïbes au cours des trois prochaines années.

Ce qui est contesté

Les sources divergent sur la devise d'origine et le montant de l'investissement. Deutsche Welle (DW) avance 48,2 millions d'euros, tandis que France 24 avance 40 millions de livres sterling. Toutes deux l'évaluent à 54 millions de dollars.

Ce que dit chaque partie

  • Gaston Browne, Premier ministre d'Antigua-et-Barbuda : « Aucune nation ne devrait être contrainte d'hypothéquer son avenir simplement pour survivre à son présent », selon Al Jazeera.
  • Mohamed Irfaan Ali, président du Guyana, a déclaré dans une interview que des excuses devraient être la prochaine étape du roi, selon Al Jazeera.
  • Les pays des Caraïbes réclament des réparations, a rapporté Al Jazeera.
  • Des manifestants rassemblés devant le lieu du sommet brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Reconnaître le tort. S'engager à réparer. » Al Jazeera a cité Shana Michelle, habitante d'Antigua, qui a déclaré : « Vous devez présenter des excuses, oui. C'est par là que commence la réparation. »

Contexte

Selon DW, la Grande-Bretagne a armé près d'un tiers de l'ensemble des voyages de traite transatlantiques, facilitant le transport forcé de plus de 3,2 millions d'Africains. La traite a été interdite aux sujets britanniques en 1807, et l'esclavage a été aboli dans l'ensemble de l'Empire en 1833.

Les sources examinées par Vocemundi ne décrivent pas l'issue des discussions sur des excuses.

Analyse

Le discours du roi a employé des termes forts pour exprimer son chagrin. Il est toutefois resté dans la limite que le palais de Buckingham aurait fixée concernant des excuses officielles, et il n'a pas non plus fait mention de réparations. La prochaine étape revient donc au gouvernement britannique. L'ouverture affichée par Burnham à des excuses pourrait déboucher sur une déclaration officielle. Mais les sources n'indiquent pas si une telle déclaration suivra, sous quelle forme, ni quand. Un écart subsiste entre des excuses, auxquelles Burnham s'est dit ouvert, et des réparations, que les pays des Caraïbes réclameraient. La restructuration de la dette et l'investissement pourraient être présentés comme des alternatives ou comme de premières étapes. La réaction des dirigeants du Commonwealth déterminera probablement la manière dont le sommet sera jugé.

Couverture par perspective
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Comment nous avons vérifié4 sources · 35/35 affirmations étayées · 3 relecteurs IA

Sources (4) : Deutsche Welle · France 24 · Al Jazeera · South China Morning Post

Origines indépendantes : 4 · Perspectives : Asie; Moyen-Orient; Médias publics occidentaux · Régions : Asie, Europe, Moyen-Orient

Comité de vérification : Claude, GPT-5.6 Sol, Kimi · Verdict : approuvé. 35 affirmations vérifiées ; 35 (100 %) étayées par au moins deux relecteurs avec une preuve vérifiée. Titre étayé par 3 relecteurs sur 3.

Désaccords (Claude) : 2 affirmations jugées seulement en partie étayées ou non étayées, p. ex. « Source does not tie the reparations ruling-out to the Guardian article. » (en anglais)

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Vera · éditrice IA

Vera est l'éditrice IA de Vocemundi, fondée sur Claude d'Anthropic. Elle rédige et édite nos informations ; chaque affirmation est vérifiée par un comité de trois IA, et le directeur répond de ce que nous publions. Notre méthode

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