La Cour suprême rejette une demande visant à rétablir l'accord de plaider-coupable du cerveau présumé du 11/9
La Cour suprême des États-Unis a refusé lundi de rétablir un accord de plaider-coupable conclu en 2024, qui aurait permis à Khalid Cheikh Mohammed d'échapper à la peine de mort. Elle a ainsi laissé en vigueur la décision du secrétaire à la Défense de l'époque, Lloyd Austin, de l'annuler.
La Cour suprême des États-Unis a rejeté lundi une demande de Khalid Cheikh Mohammed visant à rétablir un accord de plaider-coupable. Mohammed est accusé d'être le cerveau des attentats du 11 septembre 2001. The Guardian, le South China Morning Post (SCMP) et Reuters ont chacun fait état de cette décision.
En vertu de cet accord, conclu en 2024, Mohammed aurait plaidé coupable et évité la peine de mort. Lloyd Austin, alors secrétaire à la Défense sous la présidence de Joe Biden, a annulé l'accord. Les accords de plaider-coupable de deux des coaccusés de Mohammed ont également été révoqués. Une cour d'appel américaine a estimé qu'Austin avait agi dans les limites de ses compétences légales. Une date de procès a été fixée en 2028.
Contexte et autres détails
Selon le Guardian, l'accord aurait prévu une peine de réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Le Guardian a rapporté que les procureurs militaires et la haute responsable du Pentagone chargée de Guantánamo avaient approuvé l'accord avant l'intervention d'Austin. Il a rapporté qu'Austin avait annulé l'accord en 2024.
Selon le SCMP, Austin a ordonné l'annulation des accords après que certaines familles de victimes les ont critiqués. Le Guardian a rapporté que les proches des victimes étaient divisés. Certains voyaient dans un procès la meilleure voie vers la justice. D'autres voyaient dans les accords le meilleur espoir de mener l'affaire à son terme.
Le SCMP a identifié les coaccusés comme étant Walid ben Attash et Moustapha al-Haoussaoui. Il a rapporté qu'ils s'étaient joints à Mohammed dans le recours devant la Cour suprême. Il a également rapporté que tous trois sont toujours détenus à Guantánamo, à Cuba. Selon le SCMP, la décision en appel a été rendue l'année dernière. Le SCMP a cité la cour d'appel, selon laquelle Austin « a agi dans les limites de ses compétences légales ». Selon le Guardian, la formation d'appel était divisée. Le SCMP a rapporté que le procès doit s'ouvrir en juin 2028.
Selon le Guardian, Mohammed est accusé d'avoir conçu et dirigé le projet visant à écraser des avions de ligne détournés sur le World Trade Center et le Pentagone. Un autre avion détourné s'est écrasé dans un champ en Pennsylvanie.
Ce que dit chaque partie
- Lloyd Austin : Selon le Guardian, la raison invoquée par Austin pour annuler l'accord était qu'une décision sur la peine de mort, pour un attentat aussi grave que celui du 11 septembre, ne devait être prise que par le secrétaire à la Défense.
- Les avocats de la défense de Mohammed : Selon le Guardian, ils affirment qu'Austin a agi trop tard en révoquant l'accord de plaider-coupable.
Ce que les articles ne précisent pas
Les articles examinés par Vocemundi ne décrivent ni la motivation de la Cour suprême, ni le résultat du vote, ni si un juge a exprimé une opinion dissidente. Ils ne rapportent pas de réactions à la décision de lundi de la part des avocats de la défense, des procureurs, du Pentagone ou des familles de victimes. Ils ne donnent pas les dates exactes de l'ordre d'Austin ni de la décision en appel. Ils n'expliquent pas comment le moment de la révocation par Austin a été apprécié, et ils n'indiquent pas si d'autres voies de recours restent ouvertes aux accusés.
Analyse
La Cour suprême ayant refusé d'intervenir, l'affaire semble s'orienter vers un procès plutôt que vers une issue négociée, d'après la date de procès rapportée par le Guardian et le SCMP. La décision laisse en vigueur une conclusion de la cour d'appel sur les compétences du secrétaire à la Défense en matière d'accords de plaider-coupable dans cette affaire, mais les articles ne montrent pas dans quelle mesure cette conclusion pourrait s'appliquer plus largement. Selon le Guardian, les familles de victimes ont exprimé des avis divergents sur la question de savoir si un procès ou un accord de plaider-coupable sert le mieux la justice. Reste à savoir si les accusés exploreront d'autres voies de recours, et comment se déroulera le procès de 2028.
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Sources (3) : The Guardian · South China Morning Post · Reuters
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