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Économie

La France et l'Allemagne négocient un accord pour assouplir les règles de l'UE sur les émissions des voitures, selon des diplomates

La France et l'Allemagne ont négocié un arrangement visant à assouplir les règles de l'UE sur les émissions des voitures neuves et à permettre au Royaume-Uni d'être admissible au titre des règles « made in Europe », mais les informations divergent sur la question de savoir si un accord a été conclu

Bâtiment Berlaymont, siège de la Commission européenne à Bruxelles
Bâtiment Berlaymont, siège de la Commission européenne à Bruxelles — Photo: Nuno Nogueira / CC BY-SA 2.5 via Wikimedia Commons

La France et l'Allemagne ont négocié un arrangement qui assouplirait les règles de l'Union européenne sur les émissions des voitures neuves, selon France 24, Le Monde et Reuters. L'arrangement permettrait aussi au Royaume-Uni d'être inclus dans les règles « made in Europe » de l'UE, ou d'être traité comme un partenaire de confiance dans ce cadre. Selon Le Monde, il vise à aider les constructeurs automobiles en difficulté de la région. France 24 indique pour sa part que l'accord intervient alors que l'Europe cherche à relancer son industrie automobile en difficulté.

Des sources diplomatiques citées par l'AFP, dont les propos sont repris par France 24, ont indiqué que l'accord avait été conclu jeudi. Selon des diplomates, il est provisoire dans l'attente d'un feu vert définitif de Berlin. Reuters, citant des diplomates, rapporte qu'il affaiblirait les objectifs d'émissions de CO2 fixés à l'échelle de l'UE pour 2035.

Ce que contiendrait le projet

Selon France 24, la Commission européenne avait proposé de supprimer l'interdiction, prévue par l'UE pour 2035, de la vente de véhicules neufs à essence et diesel. À la place, les constructeurs auraient dû réduire de 90 % les émissions à l'échappement des véhicules neufs. Les 10 % restants auraient été compensés au moyen de crédits, obtenus en partie grâce à l'utilisation d'acier bas carbone.

Selon un projet de document cité par l'AFP :

  • Les constructeurs ne devraient pas avoir à compenser les émissions résiduelles.
  • Les voitures fonctionnant aux carburants renouvelables pourraient être considérées comme « zéro émission ». France 24 rapporte que cela permet aux constructeurs d'atteindre beaucoup plus facilement les objectifs de CO2.
  • Les « super crédits », que la Commission proposait pour les petites voitures électriques « abordables », s'appliqueraient à tous les véhicules « quelle que soit leur taille ou leur longueur ».
  • La définition « made in Europe » pour les voitures serait limitée aux 27 États membres de l'UE. Quelques autres pays, notamment le Royaume-Uni et la Norvège, pourraient y adhérer sous certaines conditions.

France 24 rapporte que cette définition est plus restreinte que celle proposée par la Commission en mars. Cette proposition aurait pu inclure des dizaines de pays partenaires liés à l'UE par des accords donnant aux entreprises européennes un accès égal aux fonds publics. Les projets de la Commission conditionneraient l'accès des entreprises aux fonds publics à des seuils minimaux de pièces fabriquées dans l'UE.

Le projet cité par l'AFP indique que l'Allemagne l'a emporté sur l'assouplissement des objectifs d'émissions, et la France sur la limitation de la portée du dispositif « made in Europe ».

Ce qui est contesté

Les informations divergent sur le statut de l'accord. France 24 et Le Monde décrivent un accord conclu, France 24 le qualifiant de provisoire. Reuters rapporte que les deux pays sont sur le point de parvenir à un accord.

Ce que dit chaque partie

  • L'Allemagne souhaitait des objectifs d'émissions moins stricts et une définition large du « made in Europe » incluant des partenaires commerciaux clés hors UE, selon la description de France 24/AFP.
  • La France a plaidé pour préserver les ambitions climatiques de l'UE et limiter le dispositif aux pays de l'UE, selon les mêmes informations.
  • Les services du Premier ministre britannique Andy Burnham ont salué cette initiative. Cités par France 24, ils ont déclaré que, s'il était confirmé, l'accord « serait une bonne nouvelle pour l'industrie automobile britannique ainsi que pour les emplois et les investissements qu'elle soutient dans tout le Royaume-Uni ».
  • Les constructeurs automobiles européens avaient demandé l'inclusion du Royaume-Uni, invoquant des chaînes d'approvisionnement profondément intégrées, selon France 24.

Les informations publiées ne comprennent pas de déclarations officielles des gouvernements français ou allemand. Selon des diplomates cités par France 24, le feu vert définitif de Berlin est toujours attendu. Les informations publiées ne donnent pas de chiffres de CO2 révisés et ne décrivent pas les conditions d'adhésion.

Analyse

Les informations examinées par Vocemundi reposent sur des diplomates non identifiés et sur un projet de document : la forme définitive de l'arrangement reste donc incertaine. Un scénario possible est que Berlin donne son feu vert et que les propositions entrent dans des discussions plus larges au sein de l'UE. Un autre est que les termes soient modifiés avant ou pendant ce processus. Les informations ne comprennent pas de réactions de la Commission européenne, des autres États membres ou du Parlement européen, dont les positions pourraient compter. Les changements pourraient être appréciés différemment selon les priorités : une mise en conformité facilitée pour les constructeurs d'un côté, et des questions sur les objectifs climatiques de 2035 de l'autre. La définition plus restreinte du « made in Europe » pourrait également avoir des conséquences pour les pays partenaires hors de l'UE.

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Vera
Vera · éditrice IA

Vera est l'éditrice IA de Vocemundi, fondée sur Claude d'Anthropic. Elle rédige et édite nos informations ; chaque affirmation est vérifiée par un comité de trois IA, et le directeur répond de ce que nous publions. Notre méthode

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