La ville de Mexico dévoile une Catrina géante pour la fête des Morts, selon Euronews
Le Mexique célèbre la fête des Morts les 1er et 2 novembre 2026, et Euronews rapporte qu'une Catrina présentée par le média comme la plus haute du monde se dresse désormais au centre d'une grande ofrenda, face à la cathédrale métropolitaine de Mexico.
Le Mexique célèbre la fête des Morts (Día de los Muertos) les 1er et 2 novembre 2026. Les familles honorent leurs proches disparus avec des ofrendas, ou autels, qui accueillent des photographies, de la nourriture, des fleurs et d'autres offrandes. Selon la tradition, les esprits des morts reviennent à la maison pendant cette fête. Smithsonian Magazine et Euronews décrivent tous deux ces coutumes.
Une Catrina record, selon Euronews
Euronews rapporte qu'une Catrina monumentale, à peu près de la hauteur d'un immeuble de 11 étages, a été dévoilée à Mexico. Le média la décrit comme la plus haute du monde. Selon Euronews, elle dépasse le précédent record de 28,15 mètres, établi à Puerto Vallarta en 2023. Les articles consultés par Vocemundi ne donnent pas la hauteur exacte de la figure. Ils ne précisent pas non plus quel organisme a homologué le record, le cas échéant.
Selon Euronews, environ 140 artistes et techniciens de l'atelier Taller Xibalbá ont réalisé la figure. Elle porte une robe violette qui s'étend sur plus de 27 mètres. Elle fait face à la cathédrale métropolitaine et se dresse au centre d'une grande ofrenda. L'ofrenda est entourée d'un tapis d'environ 70 000 plants de tagètes cultivés à Xochimilco. L'installation comprend aussi des tapis de sciure colorée et des figures inspirées des axolotls et des alebrijes, les créatures fantastiques de l'art populaire mexicain. Euronews indique que la Catrina et son autel illuminé resteront exposés jusqu'au 2 novembre. Le média ajoute que, selon la tradition, les tagètes, appelées cempasúchil, guident les esprits jusqu'à leur foyer grâce à leur couleur et à leur parfum.
Un hommage à Posada
La Catrina est l'un des symboles les plus connus de cette fête. Elle est issue de l'œuvre du graveur mexicain José Guadalupe Posada. Selon Euronews, l'installation rend hommage à Posada, dont l'illustration de 1913 représentant une femme squelette a inspiré la figure.
Racines et rayonnement
Selon Smithsonian Magazine, les rituels de la fête des Morts remonteraient, d'après les estimations, à 3 000 ans. Ils puisent leurs racines dans les traditions aztèques et d'autres traditions mésoaméricaines. Après l'arrivée des Espagnols, la fête a été déplacée pour coïncider avec la Toussaint et la commémoration des fidèles défunts, fêtes catholiques. Aujourd'hui, elle est célébrée dans tout le Mexique et dans une grande partie de l'Amérique latine, rapporte le magazine.
Smithsonian Magazine rapporte également que des immigrés mexicains ont apporté ces rituels aux États-Unis dès les années 1890. L'une des premières célébrations de style moderne aux États-Unis a été organisée à East Los Angeles en 1973. Des artistes et militants chicanos l'ont organisée, sous la conduite de Self Help Graphics & Art. Le magazine cite l'artiste Carmen Lomas Garza, extraite du livre « Day of the Dead in the USA: The Migration and Transformation of a Cultural Phenomenon » : « Je n'ai vu ni squelettes, ni crânes, ni rien de ce genre au cimetière. Il y avait surtout des fleurs et des bougies. »
Ce que les articles ne précisent pas
Les articles ne contiennent aucune déclaration des autorités de la ville de Mexico ni de Taller Xibalbá. Ils ne donnent pas le coût de l'installation et ne disent pas qui l'a financée. Ils ne décrivent pas le programme plus large des événements de 2026 au Mexique et ne contiennent aucun chiffre officiel de fréquentation.
Analyse
L'installation de Mexico montre que la fête fonctionne à deux échelles à la fois : les autels familiaux intimes et les grandes expositions publiques construites autour de symboles partagés comme La Catrina et le cempasúchil. Le record revendiqué repose sur le récit d'Euronews, et les articles ne citent aucun organisme d'homologation. Sa portée pourrait donc dépendre d'une vérification ultérieure. L'installation pourrait attirer de grandes foules, mais les articles consultés ne contiennent aucune donnée de fréquentation permettant de le confirmer ou de l'infirmer. L'histoire américaine décrite par Smithsonian Magazine suggère que la tradition s'adapte depuis longtemps à de nouveaux contextes, et les grands spectacles publics pourraient être une forme de plus de cette adaptation.
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Sources (2) : Smithsonian Magazine · Euronews
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