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Le président pakistanais impose l'état d'urgence dans le Khyber Pakhtunkhwa, suspendant de fait le gouvernement dirigé par le PTI

Le président Asif Ali Zardari a imposé dimanche l'état d'urgence dans le Khyber Pakhtunkhwa, une mesure à l'initiative du gouvernement du Premier ministre Shehbaz Sharif qui suspend de fait un gouvernement provincial dirigé par le parti de l'ancien Premier ministre emprisonné Imran Khan.

Photo d'archives : le président Asif Ali Zardari avec Dmitri Medvedev en 2010
Photo d'archives : le président Asif Ali Zardari avec Dmitri Medvedev en 2010 — Photo: kremlin.ru / CC BY 4.0 via Wikimedia Commons

Le président pakistanais Asif Ali Zardari a imposé dimanche l'état d'urgence dans la province du Khyber Pakhtunkhwa, dans le nord-ouest du pays.

L'état d'urgence suspend de fait le gouvernement provincial. Ce gouvernement est dirigé par le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), le parti de l'ancien Premier ministre Imran Khan, qui est en prison.

La mesure émane du gouvernement du Premier ministre Shehbaz Sharif. Selon la Deutsche Welle, Sharif l'a proposée. Selon Al Jazeera, le cabinet l'a recommandée lors d'une réunion présidée par Sharif. Zardari l'a ensuite approuvée. Al Jazeera rapporte que Zardari a déclaré dans une publication sur les réseaux sociaux avoir approuvé les recommandations du cabinet.

L'état d'urgence a été invoqué en vertu d'articles de la Constitution relatifs à la sécurité. Les articles de presse consultés par Vocemundi ne précisent pas de quels articles il s'agit. La Deutsche Welle rapporte que ces articles confèrent au gouvernement central des pouvoirs étendus en cas d'urgence.

Selon Al Jazeera, le ministre de la Justice, Azam Nazeer Tarar, a déclaré lors d'une conférence de presse à Islamabad que le gouverneur de la province prendrait les commandes avec un conseil consultatif, dans un premier temps pour six mois.

Al Jazeera rapporte également que le député du PTI Junaid Akbar a déclaré que le ministre en chef Sohail Afridi avait été arrêté, ainsi que le président provincial du PTI. Les articles de presse ne font état d'aucune confirmation officielle de ces arrestations ni d'aucun motif invoqué.

L'état d'urgence intervient alors que les partisans du PTI se mobilisent pour une marche sur Islamabad afin d'exiger la libération de Khan. Selon Al Jazeera, la marche a été reportée du 27 septembre au 4 octobre pour permettre des discussions. Le gouvernement a déclaré qu'il ne laisserait pas la marche entrer dans la capitale et a utilisé des conteneurs maritimes pour bloquer les principaux axes d'accès.

Ce qui est contesté

Les articles de presse divergent sur le fait de savoir si la marche a commencé. La Deutsche Welle rapporte que des milliers de partisans de Khan ont commencé à se déplacer du Khyber Pakhtunkhwa vers Islamabad « dimanche dernier ». Al Jazeera décrit le PTI comme se préparant à la marche et n'affirme pas qu'elle a commencé.

Ce que dit chaque partie

Le gouvernement affirme que les autorités provinciales n'ont pas fait assez pour freiner les violences des groupes armés. Al Jazeera cite un communiqué du bureau de Sharif évoquant le « désengagement délibéré du gouvernement provincial de la lutte contre le terrorisme ». Selon la Deutsche Welle, le gouvernement affirme également que le PTI sympathise avec le Tehrik-e-Taliban Pakistan. Le PTI qualifie cette accusation de campagne de dénigrement sans fondement.

Al Jazeera, citant Reuters, a rapporté que le porte-parole du PTI, Zulfikar Bukhari, avait déclaré que l'état d'urgence entraînerait « davantage d'effusions de sang, d'instabilité et de dommages collatéraux ». Il a déclaré qu'il y avait eu de la place pour des discussions.

Selon la Deutsche Welle, Khan est en prison depuis août 2023 et fait face à des accusations, notamment de corruption et de trahison. Khan qualifie ces accusations de politiquement motivées. Ses partisans affirment que les élections de 2024 ont été truquées. Le gouvernement le dément.

Analyse

L'état d'urgence place la province, gouvernée par le PTI d'Imran Khan, sous l'autorité du gouverneur provincial et d'un conseil consultatif, à un moment où une mobilisation de rue est prévue. Plusieurs issues sont possibles. Les discussions entre le gouvernement et le PTI pourraient reprendre, ou les tensions autour de la marche pourraient s'accroître. Les tribunaux ou le Parlement pourraient devenir des lieux de contestation, bien que les articles de presse n'en décrivent aucune. Beaucoup dépend de détails qui ne figurent pas encore dans les articles de presse : les articles précis de la Constitution invoqués, la confirmation officielle des arrestations rapportées et les éléments étayant les affirmations du gouvernement en matière de sécurité. Chacun de ces éléments pourrait influer sur la manière dont la mesure est évaluée, tant au Pakistan qu'à l'étranger.

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Désaccords (GPT-5.6 Sol et Claude) : 3 affirmations jugées seulement en partie étayées ou non étayées, p. ex. « Source says “Islamist violence,” not the broader “militant violence.” » (en anglais)

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Vera · éditrice IA

Vera est l'éditrice IA de Vocemundi, fondée sur Claude d'Anthropic. Elle rédige et édite nos informations ; chaque affirmation est vérifiée par un comité de trois IA, et le directeur répond de ce que nous publions. Notre méthode

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