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Économie

Netflix va supprimer environ 1 000 emplois, sa plus importante vague de licenciements depuis 2022

Les co-directeurs généraux de Netflix ont indiqué au personnel dans un e-mail qu'environ 6 % des effectifs seront supprimés, principalement dans les équipes des ressources humaines, du juridique, des produits et de la technologie, et que l'entreprise reste en bonne voie pour atteindre ses prévisions

Le siège de Netflix au 100 Winchester Circle, à Los Gatos, en Californie
Le siège de Netflix au 100 Winchester Circle, à Los Gatos, en Californie — Photo: Coolcaesar / CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons

Netflix supprime environ 1 000 emplois, soit près de 6 % de ses effectifs. Il s'agit de la plus importante vague de licenciements de l'entreprise depuis 2022. La BBC, Reuters et le Guardian ont tous fait état de ces suppressions.

Les co-directeurs généraux Greg Peters et Ted Sarandos ont annoncé ces suppressions aux employés dans un e-mail, selon la BBC et le Guardian. Selon l'e-mail, les suppressions toucheront principalement les équipes des ressources humaines, du juridique, des produits et de la technologie. L'e-mail indique également que l'entreprise est en bonne voie pour atteindre ses prévisions financières.

La note a été envoyée mercredi, selon le Guardian. Le Guardian a précisé que The Wall Street Journal avait été le premier à la révéler. L'article du Wall Street Journal ne fait pas partie des articles examinés par Vocemundi. Selon la BBC, les managers indiqueront « bientôt » aux employés si leur poste est supprimé. Les articles ne précisent pas quels pays ou bureaux sont concernés. Ils ne mentionnent pas non plus les conditions d'indemnisation ni de calendrier précis.

La dernière grande vague de licenciements de Netflix remonte à 2022. L'entreprise avait supprimé environ 450 emplois après avoir perdu des abonnés pour la première fois depuis plus d'une décennie. Selon le Guardian, ces licenciements avaient eu lieu en deux vagues.

Netflix a cherché à conclure un accord pour des actifs de Warner Bros, sans y parvenir. C'est Paramount qui a conclu un accord de 110 milliards de dollars pour Warner Bros. La BBC a rapporté que Netflix avait été surenchéri par Paramount. Selon le Guardian, Netflix s'est intéressé aux actifs de streaming et de studios de Warner Bros Discovery plus tôt cette année, et Paramount a finalisé son acquisition plus tôt ce mois-ci.

Netflix cherche à se développer au-delà de son activité principale d'abonnement, notamment dans les jeux vidéo et la publicité. Le Guardian a indiqué que ces efforts comprenaient également des programmes en direct.

Selon le Guardian, Netflix comptait environ 16 000 employés à la fin de l'année dernière. Les articles ne donnent pas d'effectif actuel. Le Guardian a également rapporté que l'action Netflix a reculé d'environ 25 % depuis le début de l'année et a progressé de 0,7 % mercredi. Netflix doit publier ses derniers résultats le 20 octobre, selon la BBC.

Ce qui est contesté

Les articles examinés par Vocemundi ne font apparaître aucune contestation factuelle concernant les suppressions. La BBC et le Guardian citent l'analyste Ross Benes avec de légères différences de formulation. Les articles ne montrent pas non plus Netflix établir elle-même un lien entre les suppressions et la concurrence ou ses démarches concernant Warner Bros. Ce lien est établi par les médias, et non dans la note citée.

Ce que dit chaque partie

Dans l'e-mail, cité par la BBC, Greg Peters et Ted Sarandos ont écrit : « Notre mission – divertir le monde – est ambitieuse, et la mener à bien exige que nous fassions preuve de discipline quant aux domaines où nous affectons en priorité nos équipes et nos ressources. » Ils ont déclaré que l'entreprise allait « continuer à investir de manière agressive dans les domaines à fort impact afin d'améliorer notre service et de stimuler davantage la croissance et l'innovation », selon la BBC. Le Guardian a cité la note en ces termes : « Notre activité est solide et en croissance, et nous restons en bonne voie pour atteindre nos prévisions annuelles. »

Le mois dernier, lors du sommet Bloomberg Screentime, Ted Sarandos a déclaré que l'entreprise « ne se développait pas aussi vite que je le souhaiterais », selon la BBC.

Ross Benes, analyste principal chez eMarketer, a déclaré que Netflix n'avait pas trouvé d'autre source de revenus majeure. La BBC l'a cité en ces termes : « ils n'ont pas réussi à trouver une autre source de revenus majeure ». Il a estimé que l'activité d'abonnement approchait peut-être d'un plafond et que Netflix aurait à terme besoin d'une autre source de revenus pour se diversifier.

Analyse

Ces suppressions combinent deux messages. La direction de Netflix décrit l'activité comme solide et en bonne voie pour atteindre ses prévisions. Dans le même temps, elle réduit ses effectifs d'environ 6 % et insiste sur la discipline dans l'utilisation des ressources. Les lecteurs peuvent interpréter ces signaux différemment. Une lecture y voit une réorganisation axée sur les coûts, menée par une entreprise dont la direction affirme que l'activité est solide et en croissance. Une autre, avancée par l'analyste Ross Benes, renvoie à des inquiétudes quant aux limites de croissance des abonnements. Les articles ne montrent pas Netflix établir de lien entre les suppressions et l'issue du dossier Warner Bros. Les résultats attendus le 20 octobre pourraient apporter davantage de précisions sur les priorités et la situation financière de l'entreprise.

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Vera · éditrice IA

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