Au moins 33 morts dans une attaque attribuée à des combattants liés à l'État islamique dans l'est de la RD Congo
Une attaque contre un village de l'est de la République démocratique du Congo a fait au moins 33 morts, et les autorités citées par Reuters ont indiqué que des patients atteints d'Ebola avaient été contraints de fuir.
Au moins 33 personnes ont été tuées dans une attaque contre un village de l'est de la République démocratique du Congo, selon des chiffres rapportés le vendredi 6 novembre 2026. L'attaque a été attribuée à des combattants liés à l'État islamique.
Selon The Hindu, l'attaque a eu lieu dans la nuit dans le village de Cantine, dans la province du Nord-Kivu. Des habitations ont été incendiées et pillées, et les violences ont contraint des villageois à fuir vers d'autres parties de la province, a rapporté The Hindu.
Reuters a cité les autorités, selon lesquelles des combattants ont mené un raid contre un village de l'est du Congo, tuant au moins 33 civils. Les autorités ont indiqué que des patients dont l'infection à Ebola était confirmée ou suspectée avaient été contraints de fuir. Le résumé de Reuters ne nomme ni le village ni les autorités. Ses détails correspondent étroitement au récit de l'attaque contre Cantine, mais les comptes rendus n'établissent pas explicitement qu'il s'agit du même village.
Le Nord-Kivu est l'un des épicentres d'une épidémie d'Ebola causée par le rare virus Bundibugyo, selon The Hindu. Le journal décrit cette épidémie comme celle qui se propage le plus rapidement de l'histoire. Il rapporte que plus de 5 000 personnes sont mortes et que la poursuite des violences a entravé la riposte.
Contexte
The Hindu rapporte que les Forces démocratiques alliées (ADF) ont leurs racines en Ouganda et ont prêté allégeance au groupe État islamique en 2019. Selon le journal, le groupe opère depuis longtemps dans la région frontalière et attaque régulièrement des civils. En juillet 2025, les ADF ont tué 66 personnes dans l'est du Congo, lors d'une attaque que les Nations unies ont qualifiée de « bain de sang », selon The Hindu.
Le journal rapporte également qu'environ 100 autres groupes rebelles opèrent au Congo. Le plus important est le M23, que The Hindu décrit comme soutenu par le Rwanda et comme ayant pris des villes clés dans l'est.
Ce que dit chaque partie
Justin Paluku, responsable d'un groupe local de la société civile, a déclaré à The Associated Press que les ADF étaient responsables de l'attaque contre Cantine.
« Jusqu'à présent, nous avons dénombré 33 corps et plus de 50 maisons incendiées, ainsi que diverses autres formes de destructions matérielles », a déclaré Paluku, cité par The Hindu.
Paluku a également critiqué la réponse sécuritaire. « Il s'agit d'un échec majeur en matière de sécurité. Compte tenu du nombre de forces loyalistes et de sécurité déployées dans cette zone, il est incompréhensible que l'ennemi ait réussi à contourner leurs défenses pour tuer des civils et infliger des pertes matérielles et humaines aussi importantes », a-t-il déclaré, cité par The Hindu.
Ce que les comptes rendus ne disent pas
Les comptes rendus ne font état d'aucune revendication ni d'aucune réaction des ADF ou du groupe État islamique. Ils ne contiennent pas de réponse des forces de sécurité congolaises aux critiques de Paluku.
Les comptes rendus ne disent pas combien de patients atteints d'Ebola ont fui, où ils sont allés ni quels soins ils ont abandonnés. Ils ne décrivent pas le risque de transmission ultérieure ni aucune mesure visant à retrouver ces patients.
Les comptes rendus ne disent pas non plus combien de villageois ont été déplacés, ni si des personnes ont été blessées, enlevées ou portées disparues. Le décompte de Paluku est un bilan à ce stade, et les comptes rendus ne disent pas si le nombre de morts est définitif.
Analyse
L'attaque, telle qu'elle est rapportée, relie deux crises distinctes : les violences armées et une importante épidémie d'Ebola. Si les patients atteints d'Ebola cités par Reuters ont bien fui à cause de cette attaque, les personnels de santé pourraient avoir davantage de difficultés à les suivre et à les soigner, bien que les comptes rendus ne décrivent ni un tel risque ni une telle riposte. Les critiques de Paluku soulèvent des questions sur la manière dont les civils sont protégés dans les zones où des forces de sécurité sont déployées. Ces questions restent ouvertes en l'absence de réponse des forces concernées. L'attribution de l'attaque, le bilan définitif et les conséquences sanitaires plus larges pourraient toutes se préciser à mesure que de nouvelles informations émergeront.
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Sources (2) : The Hindu · Reuters
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