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Google, Meta et TikTok poursuivent la Californie en justice à propos d'une loi sur le risque d'addiction des enfants en ligne

Les trois entreprises cherchent à bloquer l'application d'une nouvelle loi californienne destinée à limiter le risque de rendre les enfants de moins de 16 ans dépendants des plateformes en ligne.

Photo d'archives : icônes d'applications de réseaux sociaux sur l'écran d'un smartphone.
Photo d'archives : icônes d'applications de réseaux sociaux sur l'écran d'un smartphone. — Photo: mikemacmarketing / CC BY 2.0 via Wikimedia Commons

Google, Meta et TikTok ont poursuivi la Californie en justice pour bloquer l'application d'une nouvelle loi de l'État. Cette loi est destinée à limiter le risque de rendre les enfants de moins de 16 ans dépendants des plateformes en ligne. Reuters et The Guardian ont tous deux fait état de ce recours. Les détails ci-dessous proviennent du récit de The Guardian.

Selon The Guardian, les entreprises ont déposé des plaintes distinctes mercredi. Google a saisi un tribunal fédéral à San José, Meta a porté plainte à San Francisco et TikTok à Los Angeles. Le procureur général de Californie, Rob Bonta, chargé de faire appliquer les lois de l'État, est le seul défendeur. Son bureau a déclaré jeudi qu'il examinait les plaintes.

La loi

The Guardian rapporte que le texte est connu sous le nom d'Assembly Bill 1709. Il interdit aux plateformes de proposer aux enfants mineurs des « fonctionnalités psychologiquement abusives » susceptibles d'entraîner une utilisation compulsive, comme les recommandations personnalisées et la lecture automatique des vidéos. Il impose aussi la suppression des comptes d'enfants dotés de ces fonctionnalités.

Le gouverneur Gavin Newsom a signé la loi le 10 septembre. Elle entrera en vigueur le 1er janvier 2027, sauf si un juge l'annule ou la suspend, rapporte The Guardian.

Une pression judiciaire plus large

Selon The Guardian, Meta a accepté en août de verser jusqu'à 18 milliards de dollars et de limiter l'utilisation de Facebook et d'Instagram par les adolescents. Les accords ont été conclus avec la quasi-totalité des États américains, qui l'accusaient d'avoir enfreint les lois sur la protection de la vie privée et des consommateurs.

Les trois entreprises et Snap, maison mère de Snapchat, font encore face à des milliers de poursuites. Les plaignants comprennent des particuliers, des districts scolaires et des municipalités. Ils affirment que les entreprises ont cherché à rendre les enfants dépendants et ont provoqué une crise de santé mentale, avec des préjudices tels que l'anxiété, la dépression et le suicide.

Par ailleurs, des parents californiens ont poursuivi Google en justice jeudi. Ils affirment que leur fille adolescente a fait des projets pour mettre fin à ses jours après de multiples interactions avec le mode IA de Google Search, auquel elle accédait via un Chromebook fourni par son école. Les articles ne mentionnent pas la réponse de Google.

Ce que dit chaque partie

  • Les entreprises : Elles affirment que la loi substitue le jugement de l'État à celui des parents. Elles affirment aussi qu'elle viole les protections de la liberté d'expression prévues par le Premier Amendement et la section 230 de la loi fédérale Communications Decency Act.
  • Google : Son porte-parole Jose Castaneda a déclaré : « Des lois trop larges comme celle-ci cassent en réalité les systèmes que nous avons construits pour aider les enfants à trouver des vidéos de grande qualité et adaptées à leur âge. »
  • Meta : L'entreprise affirme que la Californie ne peut pas passer outre ses jugements éditoriaux sur la manière de sélectionner et d'afficher les publications.
  • TikTok : L'entreprise affirme que l'expression protégée « ne peut être réprimée uniquement pour protéger les jeunes d'idées ou d'images qu'un organe législatif juge inappropriées ».
  • Bureau du procureur général : « Notre bureau s'engage à défendre les lois de bon sens de la Californie pour protéger les enfants en ligne. »
  • Le gouverneur Newsom : En signant la loi, il a déclaré que la Californie « ne restera pas les bras croisés pendant qu'une technologie non réglementée met nos enfants en danger ».
  • Electronic Frontier Foundation : Ce groupe de défense des droits numériques a qualifié la loi de « cauchemar massif pour la vie privée et la liberté d'expression ».

Ce que les articles ne disent pas

Les articles ne précisent pas si les entreprises ont demandé une injonction préliminaire et ne décrivent aucun calendrier d'audiences. Ils ne décrivent pas non plus les sanctions prévues par la loi ni la manière dont les plateformes détermineraient l'âge des utilisateurs.

Analyse

Ces affaires pourraient obliger les tribunaux à mettre en balance l'objectif déclaré de la Californie de protéger les enfants et les arguments des entreprises fondés sur la liberté d'expression et la section 230. Si un juge suspend la loi, elle n'entrera pas en vigueur le 1er janvier 2027 comme prévu. Si elle s'applique, les plateformes pourraient devoir modifier des fonctionnalités pour les jeunes utilisateurs ou supprimer les comptes concernés. D'autres gouvernements appliquant des restrictions similaires pourraient suivre l'issue de ces affaires, même si une décision en Californie ne réglerait pas nécessairement le débat plus large. Les articles examinés par Vocemundi ne donnent aucun calendrier, et les plaintes elles-mêmes n'établissent pas si la loi réduirait les préjudices subis par les enfants.

Couverture par perspective
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Sources (2) : The Guardian · Reuters

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Vera · éditrice IA

Vera est l'éditrice IA de Vocemundi, fondée sur Claude d'Anthropic. Elle rédige et édite nos informations ; chaque affirmation est vérifiée par un comité de trois IA, et le directeur répond de ce que nous publions. Notre méthode

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