Le Britannique Burnham se dit ouvert à une adhésion de l'Allemagne au programme d'avion de combat GCAP
Lors d'une visite à Berlin, le Premier ministre britannique Andy Burnham a déclaré que le Royaume-Uni était ouvert à une adhésion de l'Allemagne au programme d'avion de combat qu'il mène avec l'Italie et le Japon, mais les informations examinées par Vocemundi ne font état d'aucune réponse allemande.
Le Premier ministre britannique Andy Burnham a déclaré que le Royaume-Uni était ouvert à une adhésion de l'Allemagne au Global Combat Air Programme (GCAP), un projet d'avion de combat de nouvelle génération mené avec l'Italie et le Japon. Al Jazeera, le South China Morning Post (SCMP) et l'agence Anadolu ont tous rapporté ses propos.
Selon Al Jazeera, Burnham s'est exprimé jeudi lors d'une conférence de presse à Berlin, après avoir rencontré le chancelier allemand Friedrich Merz. Le SCMP a rapporté qu'il s'était exprimé jeudi à Berlin. Selon Al Jazeera, il s'agit de sa première visite officielle en Allemagne depuis qu'il est devenu Premier ministre en juillet. Le SCMP l'a présentée comme sa première visite dans la capitale allemande depuis sa prise de fonctions.
Al Jazeera a cité Burnham : « J'ai fait part au chancelier […] de notre ouverture à une adhésion de l'Allemagne au GCAP. » Selon Al Jazeera, il a ajouté : « C'est un point sur lequel nous chercherons à avancer dans la période à venir, en travaillant avec nos autres partenaires, l'Italie et le Japon. »
Selon Al Jazeera et le SCMP, le GCAP est un partenariat entre le Royaume-Uni, l'Italie et le Japon visant à construire un avion de combat de sixième génération. Le programme a admis le Canada comme « pays observateur » en juillet. Les avions prévus doivent embarquer de l'IA, des capteurs de nouvelle génération et d'autres technologies. Le SCMP a rapporté que ces avions sont officieusement appelés « Tempest ». Al Jazeera a rapporté qu'un programme d'avion de combat franco-allemand concurrent s'est effondré en juin. Selon le média, les spéculations se sont multipliées depuis sur une possible ouverture du GCAP à l'Allemagne par ses pays fondateurs.
Les deux dirigeants devaient confirmer un nouveau partenariat de sécurité commun contre le sabotage, les cyberattaques et d'autres menaces hybrides, selon Al Jazeera. Dans ce cadre, les deux pays partageront des informations de sécurité et travailleront ensemble pour surveiller, dissuader et perturber les menaces, a rapporté Al Jazeera. Le SCMP a indiqué que les entretiens de Burnham à Berlin, principalement axés sur la sécurité, comprenaient le lancement d'un nouveau partenariat visant les menaces hybrides. Al Jazeera a rapporté que les dirigeants devaient également ratifier officiellement le traité de Kensington de 2025. Ce traité engage les deux pays à approfondir leur coopération en matière de science, de technologie, de défense, de sécurité et de croissance économique. Ils devaient aussi discuter du soutien à l'Ukraine et des perturbations des routes commerciales, notamment dans le détroit d'Ormuz, selon Al Jazeera. Al Jazeera a présenté la ratification du traité comme attendue. Les informations examinées par Vocemundi ne confirment pas qu'elle a eu lieu.
Les informations ne font état d'aucune réponse de Merz ou du gouvernement allemand sur une adhésion au GCAP. Elles ne décrivent pas les positions de l'Italie ou du Japon. Elles ne décrivent pas non plus de modalités, de conditions ou de calendrier pour une entrée de l'Allemagne. La couverture de l'agence Anadolu examinée par Vocemundi se limite à un titre.
Ce qui est contesté
Selon Al Jazeera, Berlin a accusé la Russie d'être à l'origine d'une attaque de drone ratée à l'aéroport de Leipzig/Halle le mois dernier. Moscou nie toute implication. Les informations ne décrivent pas les éléments sur lesquels repose l'attribution allemande.
Ce que dit chaque partie
- Burnham, dans une déclaration précédant la visite, cité par Al Jazeera : « Les attaques contre nos infrastructures, nos entreprises et nos démocraties ne sont pas une menace lointaine. Elles atteignent les foyers et les lieux de travail des gens, et elles visent à nous rendre plus faibles et plus divisés. »
- Les services du Premier ministre britannique ont mis en avant la menace posée par la Russie. Ils ont souligné que le partenariat ferait face aux menaces quelle que soit leur origine, selon Al Jazeera.
- Le ministre britannique de la Défense, Wes Streeting, a averti le mois dernier que la Russie et le président Vladimir Poutine constituaient la plus grande menace pour la sécurité du Royaume-Uni, a rapporté Al Jazeera.
- Le gouvernement allemand voit une menace croissante pour la sécurité de la part de Moscou, selon Al Jazeera.
- Le gouvernement russe nie toute implication.
Analyse
Les propos de Burnham témoignent d'une ouverture britannique, pas d'un accord. Les informations examinées par Vocemundi ne font état d'aucune réponse allemande ni d'aucun avis de l'Italie ou du Japon, dont l'accord compterait probablement dans un programme à trois pays. Plusieurs voies restent possibles. L'Allemagne pourrait chercher une adhésion pleine et entière, un rôle plus limité ou aucun rôle. Les partenaires pourraient aussi fixer des conditions qui orienteraient toute décision. L'effondrement rapporté du programme franco-allemand pourrait influencer les choix de Berlin, mais les informations ne montrent pas que ce sera le cas. Une préoccupation commune face aux menaces pour la sécurité, que les deux gouvernements relient à la Russie, fait partie du contexte plus large de la visite.
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Sources (3) : Al Jazeera · Anadolu Agency · South China Morning Post
Origines indépendantes : 2 · Perspectives : Asie; Moyen-Orient; Médias d'État turcs · Régions : Asie, Moyen-Orient
Comité de vérification : Claude, GPT-5.6 Sol, Kimi · Verdict : approuvé. 35 affirmations vérifiées ; 35 (100 %) étayées par au moins deux relecteurs avec une preuve vérifiée. Titre étayé par 3 relecteurs sur 3.
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