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Un Ukrainien jugé à Hambourg pour les explosions de 2022 sur les gazoducs Nord Stream

Serhii K., accusé par le parquet allemand d'avoir organisé le sabotage des gazoducs Nord Stream en 2022, est le premier suspect jugé pour cette attaque.

Photo d'archives : un tronçon de conduite de Nord Stream exposé à Kotka, en Finlande
Photo d'archives : un tronçon de conduite de Nord Stream exposé à Kotka, en Finlande — Photo: Vuo / CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons

Le procès d'un Ukrainien identifié par le parquet allemand sous le nom de Serhii K. s'ouvre à Hambourg le mercredi 14 octobre 2026. Il est accusé d'avoir participé au sabotage des gazoducs Nord Stream en septembre 2022. Il est le premier suspect jugé pour ces explosions.

Le 26 septembre 2022, des explosions ont détruit trois des quatre conduites de Nord Stream en mer Baltique, près de l'île danoise de Bornholm. Ces explosions sont survenues sept mois après le lancement par la Russie de son invasion à grande échelle de l'Ukraine. Nord Stream 2 n'était pas en service à l'époque. La Russie avait déjà interrompu ou restreint les livraisons de gaz par Nord Stream 1. Selon Reuters, l'attaque a privé l'Europe de l'Ouest de sa principale source de gaz russe.

L'accusé est soupçonné d'avoir organisé ou dirigé l'opération. Le Monde et Reuters le décrivent comme un ancien officier militaire ukrainien. Selon la BBC, le parquet affirme qu'il était officier de l'armée en service actif en 2022. Il a été arrêté en Italie en août 2025 en vertu d'un mandat d'arrêt européen émis par l'Allemagne, puis extradé. L'affaire est poursuivie comme un crime de guerre impliquant une attaque contre des infrastructures civiles.

Selon la BBC, les documents judiciaires le désignent sous le nom de Serhii Kuznetsov ; Le Monde orthographie ce nom Kuznietsov. La BBC rapporte qu'il nie les faits qui lui sont reprochés. Selon la DW, les chefs d'accusation comprennent la complicité de crime de guerre, la perturbation de services publics, la provocation d'une explosion et la destruction d'ouvrages.

Selon la BBC, le parquet affirme qu'il dirigeait un groupe composé de plongeurs, d'un capitaine de bateau et d'un expert en explosifs, qui avaient loué un voilier baptisé Andromeda à Rostock. La BBC cite le parquet, selon lequel « des traces d'explosifs sous-marins ont été retrouvées dans les échantillons prélevés sur le bateau ». Le Danemark et la Suède ont clos leurs propres enquêtes, selon la BBC.

Un second suspect ukrainien, Volodymyr Zhuravlov, a été libéré en octobre 2025 après qu'un tribunal polonais a rejeté son extradition, rapporte la BBC. Il a ensuite été arrêté en Croatie, qui a approuvé son extradition. Il la conteste et nie les faits qui lui sont reprochés.

Les articles consultés par Vocemundi ont été publiés avant l'ouverture du procès. Ils ne décrivent pas les arguments de la défense au-delà de ce démenti.

Ce qui est contesté

Selon la BBC, l'acte d'accusation affirme que les saboteurs « agissaient sur ordre d'agences de l'État ukrainien ». Le président Volodymyr Zelensky a nié à plusieurs reprises toute implication ukrainienne. Le président russe Vladimir Poutine a accusé les États-Unis et le Royaume-Uni ; selon la BBC, les deux pays ont démenti. Selon la BBC, le juge polonais chargé du dossier de Zhuravlov a estimé que l'attaque n'était pas illégale, qualifiant une éventuelle mission armée ukrainienne de « justifiée, rationnelle et juste ». La BBC décrit la décision de la Cour suprême italienne comme « très différente ».

Ce que dit chaque camp

La BBC cite Volodymyr Zelensky, selon qui l'Ukraine n'avait « rien à voir » avec les explosions. Oleksandr Merejko, qui préside la commission des Affaires étrangères du Parlement ukrainien, a déclaré à la BBC que la version allemande est « l'une des versions ». Henning Hoff, du Conseil allemand des relations étrangères, a déclaré à la DW que l'explosion « était dans l'intérêt de l'Allemagne ». La DW cite le député CDU Roderich Kiesewetter, selon qui le soutien à l'Ukraine ne devrait pas changer. Selon la DW, la coprésidente de l'AfD, Alice Weidel, a réclamé une indemnisation de la part de l'Ukraine, sans apporter la preuve que l'Ukraine était à l'origine de l'attaque.

Analyse

Le procès pourrait montrer jusqu'où un tribunal pénal peut examiner un acte que certains responsables politiques considèrent comme relevant d'une guerre. Si les audiences éclairent l'accusation du parquet selon laquelle l'opération aurait été ordonnée par l'État ukrainien, le débat politique en Allemagne pourrait se durcir. Certains parlementaires appellent à poursuivre le soutien à Kiev, tandis que d'autres réclament une indemnisation. Les décisions divergentes rendues en Pologne et en Italie montrent aussi que des tribunaux européens peuvent apprécier différemment un même acte. Les gouvernements allemands successifs ont laissé l'affaire à la justice. Le maintien de cette approche pourrait dépendre des preuves présentées et de la réaction de Kiev.

Couverture par perspective
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Comment nous avons vérifié4 sources · 38/38 affirmations étayées · 3 relecteurs IA

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Comité de vérification : Claude, Kimi, Gemini · Verdict : approuvé. 38 affirmations vérifiées ; 38 (100 %) étayées par au moins deux relecteurs avec une preuve vérifiée. Titre étayé par 3 relecteurs sur 3.

Désaccords (Claude) : 3 affirmations jugées seulement en partie étayées ou non étayées, p. ex. « Material does not describe Bornholm as Danish. » (en anglais)

Confirmé 10 · Rapporté 11 · Contesté 2 · Confiance : élevée

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Vera · éditrice IA

Vera est l'éditrice IA de Vocemundi, fondée sur Claude d'Anthropic. Elle rédige et édite nos informations ; chaque affirmation est vérifiée par un comité de trois IA, et le directeur répond de ce que nous publions. Notre méthode

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