Une étude fait état d'une forte hausse des violences sexuelles et familiales enregistrées à l'encontre d'enfants australiens
Selon Medical Xpress, une étude de l'Université de Sydney indique que les violences sexuelles et familiales envers des enfants enregistrées par la police en Australie ont augmenté de 2014 à 2024, tandis que les données hospitalières et de protection de l'enfance n'ont pas montré de hausses correspon
Une étude menée par des chercheurs de l'Université de Sydney fait état d'une forte hausse des violences sexuelles et des violences domestiques ou familiales enregistrées à l'encontre d'enfants en Australie. Medical Xpress a rapporté ce résultat. L'agence Anadolu a également fait état d'une forte hausse de ces violences, en citant une étude, mais son titre ne précise pas de quelle étude il s'agit.
Selon Medical Xpress, l'étude a été publiée dans JAMA Network Open le 13 octobre 2026. Elle porte sur la période 2014 à 2024. Elle s'appuie sur trois bases de données nationales : la collection Recorded Crime—Victims de l'Australian Bureau of Statistics, ainsi que la National Hospital Morbidity Database et la collection Child Protection de l'Australian Institute of Health and Welfare.
Chiffres clés
Medical Xpress a rapporté les évolutions suivantes des cas enregistrés par la police sur la période 2014–2024 :
- Les agressions sexuelles contre des filles âgées de 0 à 9 ans ont augmenté de 2,8 % par an, soit 32 % en 10 ans.
- Les agressions sexuelles contre des filles âgées de 10 à 17 ans ont augmenté de 4,2 % par an, soit 51 %.
- Les agressions sexuelles contre des garçons âgés de 10 à 17 ans ont augmenté de 4,8 % par an, soit 60 %. Cela inclut une hausse de 15,7 % par an à partir de 2021.
- Les taux d'agressions sexuelles contre des garçons âgés de 0 à 9 ans sont restés stables dans l'ensemble, mais ont augmenté d'environ 17 % par an après 2021. Medical Xpress a également fait état d'une hausse de plus de 50 % pour les garçons sur trois ans à partir de 2021.
- Les agressions liées aux violences familiales et domestiques contre des garçons âgés de 0 à 9 ans ont augmenté de 4,6 % par an, soit 57 % en 10 ans.
- Pour les filles âgées de 0 à 9 ans, les filles âgées de 10 à 17 ans et les garçons âgés de 10 à 17 ans, ces taux d'agressions sont d'abord restés relativement stables. Ils ont augmenté à partir d'environ 2020, d'environ 8 % à 20 % par an jusqu'en 2024.
Sur la même période, l'étude n'a constaté aucune évolution significative des hospitalisations d'enfants pour des blessures liées à des agressions. Elle n'a pas non plus constaté de hausse des cas avérés de maltraitance d'enfants, selon Medical Xpress.
Ce que dit chaque partie
Medical Xpress a cité l'autrice principale, la Dre Lucy Grummitt, du Matilda Centre de l'Université de Sydney : « Nous sommes à un point critique. Les agressions sexuelles et les violences familiales et domestiques ont augmenté au cours de la décennie, mais ce qui est particulièrement préoccupant, c'est que les hausses les plus fortes ont eu lieu au cours des trois à cinq dernières années. »
Les chercheurs énumèrent des facteurs possibles, mais ne les établissent pas comme des causes. Parmi eux figurent la hausse des inégalités de revenus, la pandémie de COVID-19, les pressions ultérieures sur le coût de la vie, l'évolution des normes de genre, les cultures misogynes en ligne, les lacunes des services de soutien et, possiblement, une hausse des signalements. Ils notent que les fortes hausses de 2021 ont coïncidé avec la plus forte disparité de revenus en 20 ans. Ils présentent cela comme une corrélation.
Les chercheurs affirment que la baisse des cas avérés de maltraitance pourrait refléter les limites de capacité du système de protection de l'enfance plutôt qu'une moindre exposition à la violence. Ils citent des données de l'Australian Productivity Commission. Selon Medical Xpress, ils ont déclaré : « Ces différences de tendances entre les systèmes administratifs soulignent la nécessité de meilleures données et d'une intégration intersectorielle pour comprendre ce qui se passe avec ces différents indicateurs de l'exposition des enfants à la violence, et pour orienter le soutien et l'intervention vers les bons endroits. »
Ils appellent le gouvernement fédéral et les gouvernements des États à investir davantage dans la prévention et la détection précoce. Leurs propositions comprennent une surveillance intégrée entre les systèmes de police, de santé et de protection de l'enfance, ainsi qu'une législation cohérente à l'échelle nationale sur les châtiments corporels. Medical Xpress a cité Lucy Grummitt : « Nous avons besoin d'investir davantage dans la prévention et l'intervention précoce afin de ne pas voir autant d'enfants souffrir à l'extrémité la plus grave du spectre. »
Medical Xpress a également rapporté que Save the Children a lancé le mois dernier une lettre ouverte avec 200 experts. La lettre appelle à agir davantage pour protéger les enfants australiens.
Ce qui reste incertain
Les articles examinés par Vocemundi ne donnent que des variations en pourcentage, et non des chiffres absolus ou des taux. Ils n'indiquent pas si la hausse reflète davantage de violences, davantage de signalements, ou les deux. Les articles examinés par Vocemundi ne comprennent qu'un titre de l'agence Anadolu. Le texte de Medical Xpress s'interrompt en cours de route. Les articles ne comprennent pas de réactions des gouvernements, de la police ou de chercheurs indépendants.
Analyse
La tension centrale de l'étude réside dans l'écart entre les données de la police, qui ont augmenté, et les données hospitalières et de protection de l'enfance, qui n'ont pas augmenté. Plusieurs lectures sont possibles. Les violences ont pu augmenter. Les signalements à la police ont pu augmenter. Ou les systèmes de protection de l'enfance pourraient être sous pression, comme le suggèrent les chercheurs. Ces explications ne s'excluent pas mutuellement. L'étude, telle qu'elle est décrite, ne permet pas de trancher laquelle s'applique. Les décideurs politiques pourront examiner ses appels à financer la prévention et à intégrer les systèmes de données. Un examen indépendant des méthodes de l'article, ainsi que les réactions des gouvernements et des agences, aideraient à préciser quel poids accorder à ces chiffres.
Comment nous avons vérifié2 sources · 33/33 affirmations étayées · 3 relecteurs IA
Sources (2) : Anadolu Agency · Medical Xpress
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