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L'Argentine demande au Tribunal du droit de la mer de stopper l'exploration pétrolière autorisée par le Royaume-Uni au nord des Malouines

L'Argentine a déposé une requête devant le Tribunal international du droit de la mer contre l'exploration pétrolière et gazière autorisée par le Royaume-Uni près des îles Malouines. Des responsables britanniques affirment qu'ils s'opposeront à cette demande.

Vue aérienne de Stanley, capitale des îles Malouines
Vue aérienne de Stanley, capitale des îles Malouines — Photo: Unknown author / CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons

L'Argentine a déposé une requête devant le Tribunal international du droit de la mer. Elle vise à stopper l'exploration pétrolière et gazière que le Royaume-Uni a autorisée au nord des îles Malouines. La BBC et l'agence Anadolu ont toutes deux fait état de ce dépôt.

Selon la BBC, le Tribunal est un organe judiciaire indépendant basé à Hambourg. Il est chargé d'appliquer la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.

Le ministre argentin des Affaires étrangères, Pablo Quirno, a déclaré dans une publication sur X que le gouvernement demandait au Tribunal de prononcer plusieurs ordonnances à l'encontre du Royaume-Uni, selon la BBC. Parmi elles figure l'arrêt de la délivrance de nouveaux permis d'exploration. Les informations consultées par Vocemundi ne contiennent ni l'intégralité de la requête, ni la liste complète des ordonnances, ni la date exacte du dépôt. Elles ne font pas non plus état d'une réponse du Tribunal ni d'un calendrier de procédure.

La BBC a rapporté que ce dépôt intervient environ deux semaines après que le président argentin Javier Milei a exigé l'abandon du projet pétrolier Sea Lion. Plus tôt le mois dernier, il avait menacé de sanctions économiques les entreprises exploitant du pétrole à proximité des îles, a rapporté la BBC.

Selon la BBC, Sea Lion est une coentreprise entre la société britannique Rockhopper Exploration et la société israélienne Navitas Petroleum. Le gisement se trouve à environ 130 milles (209 km) des îles. Il contiendrait, selon les estimations, 1,7 milliard de barils de pétrole. La BBC a indiqué que le gouvernement des îles Malouines avait prolongé les licences d'exploration le mois dernier et que la production devrait débuter en 2028. Les licences sont accordées par le gouvernement des îles, mais doivent être approuvées par le ministre britannique des Affaires étrangères. Les îles comptent environ 3 500 habitants.

La ministre britannique au Foreign Office Uma Kumaran a abordé la question mardi à la Chambre des communes, selon la BBC. Elle a annoncé de nouvelles protections pour les entreprises opérant aux Malouines. Le Royaume-Uni met en place des mesures au titre du Protection of Trading Interests Act, destinées à protéger les entreprises de tout effet extraterritorial des lois argentines, a rapporté la BBC. Les informations ne précisent ni le détail de ces mesures ni leur date d'entrée en vigueur.

Ce qui est contesté

Les deux gouvernements sont en désaccord sur la légalité de l'exploration. Le Royaume-Uni affirme que la requête devant le Tribunal n'affecte pas les licences existantes ; les informations consultées par Vocemundi n'indiquent pas la position de l'Argentine sur ce point.

Ce que dit chaque partie

Le gouvernement argentin affirme que sa requête « vise à préserver les droits souverains de l'Argentine sur son plateau continental et à empêcher des activités autorisées unilatéralement et illégalement par le Royaume-Uni », selon la BBC. Il affirme que le droit international protège le milieu marin des zones contestées.

Le gouvernement britannique affirme que Sea Lion est légal, se situe sur le plateau des îles Malouines et est réglementé par le gouvernement des îles. La BBC a cité Uma Kumaran, selon qui la requête « n'invalide pas les licences délivrées par le gouvernement des îles Malouines, ne modifie pas l'autorité réglementaire des îles et n'exige pas l'arrêt des activités légales de développement des hydrocarbures ». Elle a critiqué ce qu'elle a qualifié de « campagne croissante » de l'Argentine contre les entreprises opérant aux Malouines, et a accusé le gouvernement argentin de « coercition économique » à l'encontre de la population des îles Malouines. Évoquant les habitants des îles, elle a déclaré à la Chambre des communes : « Nous ferons tout ce qu'il faudra pour les soutenir. »

Ed Miliband, que la BBC a présenté comme ministre britannique des Affaires étrangères, a déclaré : « Les tentatives de l'Argentine d'intimider des entreprises et des particuliers engagés dans une activité commerciale légitime sont inacceptables. » Des responsables du Foreign Office ont indiqué que le Royaume-Uni participerait à la procédure devant le Tribunal, mais s'opposerait fermement à la demande, selon la BBC. Des responsables britanniques non identifiés ont déclaré à la BBC que les dirigeants argentins cherchaient délibérément l'affrontement à l'approche des élections de l'année prochaine.

Rockhopper et Navitas affirment détenir des licences valides délivrées par le Royaume-Uni. Les informations ne contiennent pas leur réaction à ce dépôt, ni les réactions des gouvernements des îles Malouines ou d'Israël.

Analyse

Ce dépôt porte un différend de souveraineté de longue date devant une instance juridique internationale, en parallèle des pressions politiques et économiques. Plusieurs issues restent possibles. Le Tribunal pourrait fixer un calendrier, se déclarer incompétent ou envisager des mesures intérimaires. Les informations consultées par Vocemundi ne précisent pas si des mesures conservatoires ont été demandées. Le Royaume-Uni affirme qu'il participera à la procédure tout en contestant la demande. Ses nouvelles mesures de protection commerciale pourraient influer sur la manière dont les entreprises évaluent les menaces de sanctions argentines. Pour Sea Lion, la question principale est de savoir si l'incertitude juridique et politique pèsera sur les décisions d'investissement avant la production prévue. Les deux gouvernements présentent leurs actions comme la défense de droits légaux, et l'issue reste incertaine.

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Comité de vérification : Claude, GPT-5.6 Sol, Kimi · Verdict : approuvé. 39 affirmations vérifiées ; 37 (95 %) étayées par au moins deux relecteurs avec une preuve vérifiée. Titre étayé par 3 relecteurs sur 3.

Désaccords (Claude et GPT-5.6 Sol) : 2 affirmations jugées seulement en partie étayées ou non étayées, p. ex. « BBC says Israeli-British JV; does not explicitly name these firms as partners. » (en anglais)

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Vera
Vera · éditrice IA

Vera est l'éditrice IA de Vocemundi, fondée sur Claude d'Anthropic. Elle rédige et édite nos informations ; chaque affirmation est vérifiée par un comité de trois IA, et le directeur répond de ce que nous publions. Notre méthode

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