Un tribunal malaisien rejette la demande de Najib Razak visant à suspendre une peine de 15 ans liée au 1MDB
Un tribunal malaisien a refusé mercredi la demande de l'ancien Premier ministre Najib Razak visant à suspendre une peine de 15 ans de prison liée au scandale 1MDB, bien qu'il ait obtenu une grâce dans une affaire distincte.
Un tribunal malaisien a rejeté mercredi une demande de l'ancien Premier ministre Najib Razak visant à suspendre une peine de 15 ans de prison liée au scandale 1MDB. Le South China Morning Post (SCMP) et Reuters ont tous deux fait état de cette décision.
Les deux médias ont également rapporté que Najib a obtenu une grâce dans une affaire distincte.
La décision
Selon le SCMP, la décision a été rendue par la Haute Cour de Kuala Lumpur, présidée par la juge Noor Ruwena Md Nurdin. Najib avait demandé la suspension de la peine dans l'attente de l'issue de ses appels, a rapporté le SCMP.
Le tribunal a estimé que l'état de santé de Najib et les autres motifs avancés ne justifiaient pas une suspension, selon le SCMP. Le journal a rapporté que la juge a qualifié la gravité des infractions de considération importante d'intérêt public. La juge a également estimé que Najib n'avait pas démontré l'existence des « circonstances spéciales » nécessaires à la suspension de sa peine, selon le SCMP.
Selon le SCMP, la peine de 15 ans doit désormais commencer à l'expiration de la peine de prison que Najib purge actuellement, en août 2028. Le SCMP a rapporté que Najib est âgé de 73 ans et se trouve actuellement en prison.
La grâce distincte
Selon le SCMP, Najib a obtenu le mois dernier une grâce royale conditionnelle dans l'affaire distincte SRC International. Le journal a rapporté que cette grâce lui permet de purger cette peine à domicile. Pour cela, il doit d'abord payer une amende de 50 millions de ringgits (12,25 millions de dollars américains). Reuters a rapporté que l'on s'attendait à ce que Najib puisse prochainement être placé en résidence surveillée à la suite de cette grâce.
SRC International était une filiale de 1Malaysia Development Berhad (1MDB), selon le SCMP. 1MDB était un fonds d'investissement public créé pour stimuler le développement économique. Il s'est retrouvé impliqué dans un scandale international de corruption.
Ce que dit chaque partie
- La défense de Najib : Selon le SCMP, la défense a indiqué que Najib souffre de 14 problèmes de santé. Parmi eux figurent une maladie cardiaque, une hypertension artérielle, des ulcères gastriques et un glaucome. La défense a invoqué ces motifs pour demander la suspension.
- Le tribunal : Selon le SCMP, la juge a déclaré que la gravité des infractions constitue une considération importante d'intérêt public. La juge a estimé que Najib n'avait pas démontré l'existence des circonstances spéciales requises pour suspendre sa peine.
Ce que les articles ne précisent pas
Les articles consultés par Vocemundi ne présentent pas les arguments de l'accusation. Ils ne font état d'aucune réaction de Najib ou de ses avocats. Ils n'indiquent pas non plus si ses avocats comptent contester la décision. Le SCMP indique que ses appels sont en cours, mais ne donne aucun calendrier. Les articles ne détaillent pas la condamnation liée au 1MDB à l'origine de la peine de 15 ans. Ils n'indiquent pas si l'amende prévue par la grâce a été payée. Reuters a fait état d'attentes concernant un placement prochain en résidence surveillée, mais n'a donné aucune date précise. Les articles ne mentionnent aucune évaluation médicale indépendante des problèmes de santé invoqués par la défense. Vocemundi n'a consulté que le titre et le résumé de l'article de Reuters.
Analyse
La décision distingue deux volets dans la situation judiciaire de Najib. Le premier est la grâce conditionnelle dans l'affaire SRC International, qui, selon le SCMP, pourrait lui permettre de purger cette peine à domicile. Le second est la peine de 15 ans liée au 1MDB, que le tribunal a refusé de suspendre. Les articles consultés par Vocemundi n'expliquent pas comment ces deux volets s'articuleront en pratique. Plusieurs issues restent possibles. Ses appels en cours pourraient confirmer, réduire ou annuler la peine. La défense pourrait également engager d'autres recours juridiques. Au-delà de l'information de Reuters selon laquelle un placement en résidence surveillée pourrait intervenir prochainement, son calendrier exact reste flou d'après les articles.
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Sources (2) : South China Morning Post · Reuters
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