Les États-Unis inculpent un homme de l'État de Washington pour son rôle présumé dans une fusillade scolaire au Canada
Les autorités fédérales américaines ont arrêté un homme de 30 ans de l'État de Washington et l'ont inculpé de complot en vue de commettre des meurtres dans un pays étranger. Elles l'accusent d'avoir conseillé et financé l'auteur d'une attaque meurtrière contre une école canadienne.
Les autorités fédérales américaines ont arrêté mardi un homme de 30 ans dans l'État de Washington en lien avec une fusillade de masse meurtrière dans une école au Canada. L'homme est identifié sous le nom de James Bryant.
Selon le département américain de la Justice, Bryant a été placé en détention pour complot en vue de commettre des meurtres dans un pays étranger. Les autorités américaines l'accusent d'avoir conseillé l'auteur de la fusillade et d'avoir proposé ou accepté de diffuser l'attaque en direct. Elles affirment également qu'il a envoyé de l'argent à l'auteur de la fusillade, notamment de l'argent pour des chaussures. L'auteur de la fusillade a été identifié comme étant Jesse Van Rootselaar.
Ce qui est également rapporté
Selon AP, la fusillade a eu lieu en Colombie-Britannique. Le SCMP la situe à Tumbler Ridge. The Guardian rapporte que huit personnes ont été tuées : six enfants, la mère de l'auteur de la fusillade et un membre de sa fratrie. Le journal qualifie l'attaque de deuxième fusillade scolaire la plus meurtrière de l'histoire du Canada. Il décrit Van Rootselaar comme âgée de 18 ans et ayant des antécédents de problèmes de santé mentale.
Selon The Guardian, Bryant est un citoyen américain qui vit dans l'ouest de l'État de Washington et sera poursuivi aux États-Unis. Le FBI a déclaré qu'il continuerait à travailler en étroite collaboration avec les autorités canadiennes. Le SCMP rapporte que ce chef d'accusation est passible d'une peine pouvant aller jusqu'à la réclusion à perpétuité.
The Guardian, citant un acte d'accusation obtenu et examiné par CBC, rapporte que le complot présumé a commencé en août 2025 ou avant. Ce mois-là, Bryant aurait dit qu'ils devaient « trouver un moyen de supprimer » leurs messages. À la mi-décembre, il aurait suggéré d'utiliser un VPN pour éviter d'être repéré pour avoir « publié une vidéo de fusillade en ligne ».
The Guardian rapporte également que Van Rootselaar a utilisé ChatGPT pour planifier l'attaque. L'équipe de sécurité d'OpenAI l'a signalée en interne, mais n'a pas alerté la police. Des familles de victimes et la province de Colombie-Britannique ont poursuivi en justice OpenAI et son PDG, Sam Altman.
Ce qui est contesté
The Guardian, AP et le SCMP situent la fusillade en février 2026 ou « plus tôt cette année ». Un résumé de Reuters indique « l'année dernière ». The Guardian orthographie le deuxième prénom « Codey » ; le SCMP l'orthographie « Cody ».
Ce que dit chaque partie
Le département de la Justice affirme que Bryant a offert de l'argent et des « conseils techniques » pendant six mois avant les meurtres. Lors d'une conférence de presse conjointe, les autorités américaines et canadiennes ont déclaré que les deux s'étaient rencontrés environ trois ans plus tôt sur le service Omegle, aujourd'hui disparu. Elles ont indiqué que rien ne montrait jusqu'à présent qu'ils se soient rencontrés en personne.
Selon The Guardian, la police affirme que Bryant a tenté à plusieurs reprises de dissuader Van Rootselaar de commettre l'attaque, mais n'a pas contacté les forces de l'ordre. La police affirme qu'après qu'elle a tué sa mère et son frère à leur domicile, il lui a expliqué comment démarrer la voiture, ce qui lui a permis de se rendre à l'école. Un responsable du FBI a déclaré que la police n'était pas certaine qu'elle aurait mené l'attaque s'il n'avait pas accepté de la diffuser en direct.
Les informations publiées ne comportent aucune réaction de Bryant. The Guardian indique qu'on ne savait pas s'il avait un avocat.
Analyse
Cette affaire soulève des questions sur la responsabilité transfrontalière lorsque la planification présumée se fait en ligne et que les violences ont lieu dans un autre pays. Les procureurs américains poursuivent Bryant en vertu du droit américain. Les informations publiées ne précisent pas si le Canada a l'intention d'engager ses propres poursuites. Une grande partie des détails provient des autorités et d'un acte d'accusation connu uniquement par l'intermédiaire des reportages de CBC. Ces éléments n'ont pas encore été examinés par un tribunal, et la version de Bryant est absente. Par ailleurs, les poursuites contre OpenAI pourraient influencer le débat sur la question de savoir si les plateformes en ligne doivent alerter la police en cas de menaces. L'issue de l'affaire pénale comme celle des affaires civiles reste incertaine.
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Sources (4) : The Guardian · South China Morning Post · Reuters · Associated Press
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Désaccords (GPT-5.6 Sol) : 2 affirmations jugées seulement en partie étayées ou non étayées, p. ex. « Sources say he sent money; “funded” is broader than the reported payments. » (en anglais)
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