L'OMS déconseille les médicaments et la chirurgie contre l'obésité chez les enfants de moins de 10 ans
De nouvelles lignes directrices de l'Organisation mondiale de la santé sur l'obésité chez les jeunes enfants privilégient l'alimentation et l'exercice physique plutôt que les médicaments amaigrissants, et déconseillent fortement les médicaments, la chirurgie et les dispositifs pour les moins de 10 a
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié le 7 octobre 2026 des lignes directrices mondiales sur l'obésité chez les jeunes enfants. Ces lignes directrices privilégient les approches fondées sur le mode de vie, comme l'alimentation et l'exercice physique, plutôt que les médicaments amaigrissants. La BBC et Reuters ont chacune fait état de cette publication.
L'OMS ne recommande pas les médicaments contre l'obésité, la chirurgie bariatrique ni les dispositifs de gestion du poids pour les enfants de moins de 10 ans. La BBC a cité la Dre Luz De Rigil, directrice de la nutrition et de la sécurité sanitaire des aliments à l'OMS, qui a déclaré : « Pour les enfants de moins de 10 ans, l'OMS ne recommande pas les médicaments contre l'obésité, la chirurgie bariatrique ni les dispositifs de gestion du poids. Il s'agit d'une recommandation forte. »
Ce que couvrent les recommandations
Selon Reuters, il s'agit des premières lignes directrices mondiales de l'OMS consacrées à la hausse de l'obésité chez les jeunes enfants. Reuters a rapporté que l'OMS recommandait l'accompagnement par des conseils, en complément de l'alimentation et de l'exercice physique, plutôt que les médicaments amaigrissants populaires.
Selon la BBC, les recommandations portent notamment sur les injections amaigrissantes de type GLP-1, comme Mounjaro et Wegovy. La BBC a rapporté que la plupart de ces médicaments ne sont autorisés que pour les personnes de plus de 10 ans, mais que certains médecins les prescrivent hors autorisation de mise sur le marché. Elle a également rapporté que des laboratoires pharmaceutiques les testent chez des enfants dès l'âge de six ans. Selon la BBC, l'OMS ne s'oppose pas à ces essais.
La BBC a rapporté que, selon l'OMS, certains outils numériques, comme les capteurs d'activité et les jeux en ligne qui encouragent l'activité physique, pourraient être utiles, sur la base de données limitées.
L'ampleur du problème
Selon la BBC, des estimations indiquent que 170 millions d'enfants et d'adolescents dans le monde sont obèses, dont 70 millions âgés de 5 à 9 ans. La BBC a rapporté que la prévalence de l'obésité dans cette tranche d'âge a quadruplé depuis 1990, passant de 2 % à 8 %. Elle a également rapporté que 35 millions d'enfants de moins de cinq ans étaient en surpoids en 2024. La BBC ne précise pas qui a produit ces estimations. Elle souligne que l'obésité augmente le risque de nombreuses maladies, dont le diabète de type 2.
Ce que dit chaque partie
Les articles ne présentent que les positions de l'OMS. Selon la BBC, la Dre De Rigil a déclaré que ces traitements pourraient être appropriés pour des enfants plus âgés et des adolescents lorsque les approches fondées sur le mode de vie ont échoué et que la personne est « mentalement et physiquement prête ». Elle a indiqué que ce domaine évolue et que l'OMS continuera d'évaluer les données.
Laurence Grummer-Strawn, présenté par la BBC comme responsable des actions en matière de nutrition et de sécurité sanitaire des aliments à l'OMS, a exprimé des inquiétudes concernant les très jeunes enfants. « Nous n'avons pas vraiment de données montrant que l'on peut utiliser cela comme traitement temporaire, puis se tourner plus tard dans la vie vers une approche alimentaire », a déclaré M. Grummer-Strawn, cité par la BBC. Il a ajouté : « Nous sommes très prudents à l'idée de nous lancer sans données claires ».
Ce que les articles ne précisent pas
Les articles examinés par Vocemundi ne citent pas directement le document des lignes directrices. Ils ne comprennent pas de réactions de fabricants de médicaments, d'organismes de pédiatrie ou d'autorités de réglementation nationales. Ils ne décrivent pas l'examen des données sur lequel repose la recommandation, ni si les recommandations sont contraignantes.
Analyse
Ces lignes directrices fixent une position claire de l'OMS pour les enfants de moins de 10 ans, tout en laissant une place au traitement médical chez les enfants plus âgés et les adolescents. Leur effet concret pourrait dépendre de la réaction des systèmes de santé et des autorités de réglementation nationales, que les articles ne décrivent pas. Les prescriptions hors autorisation de mise sur le marché et les essais en cours chez des enfants plus jeunes signifient que les données disponibles pourraient évoluer, et l'OMS indique qu'elle continuera de les examiner. Les partisans d'une approche prudente et ceux qui sont favorables à un accès plus large aux médicaments pourraient interpréter différemment les mêmes données limitées. Les réactions des fabricants de médicaments et des organismes de pédiatrie, qui ne figurent pas encore dans les articles, pourraient influer sur la manière dont les recommandations seront appliquées.
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Sources (2) : BBC News (Health) · Reuters
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