Les États-Unis ont frappé l'île iranienne de Qeshm, rapporte le Wall Street Journal, citant des responsables américains
Le Wall Street Journal, citant des responsables américains non identifiés, a fait état d'une frappe américaine sur l'île iranienne de Qeshm le 2 novembre 2026. Les médias d'État iraniens ont signalé des explosions sur l'île, et le président Donald Trump a déclaré qu'un accord avec Téhéran pourrait i
Le Wall Street Journal a rapporté que les États-Unis avaient frappé l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz, le lundi 2 novembre 2026. Le quotidien a cité des responsables américains non identifiés. Reuters, France 24, Al Jazeera, The Hindu, TASS et Anadolu ont relayé l'information. Les comptes rendus examinés par Vocemundi ne comportent pas de confirmation indépendante de la frappe.
L'agence de presse d'État iranienne IRNA a fait état de plusieurs explosions successives et rapprochées sur Qeshm lundi en fin de soirée. Selon l'IRNA, des témoins ont dit avoir vu deux avions survoler l'île.
Le Commandement central des États-Unis n'a pas répondu dans l'immédiat aux demandes de commentaire, selon France 24 et The Hindu. La frappe signalée est intervenue à la veille des élections de mi-mandat aux États-Unis. Les États-Unis et l'Iran sont en conflit depuis fin février 2026 (le 28 février, selon The Hindu).
Selon le Journal, la frappe sur Qeshm est la dernière d'une série de frappes américaines limitées contre l'Iran au cours des dernières semaines. Les États-Unis ne les ont pas annoncées publiquement, afin de ne pas laisser entendre une reprise des opérations de combat majeures, a rapporté le Journal.
Al Jazeera a relayé une dépêche de l'Associated Press. Celle-ci citait un responsable américain selon lequel les États-Unis avaient mené des frappes défensives dans le détroit d'Ormuz contre « des Iraniens utilisant des missiles sol-air contre des moyens américains ». Cette dépêche, telle que relayée, ne mentionne pas Qeshm. Selon Al Jazeera, des journalistes de Fox News et d'Axios ont indiqué que ces attaques répondaient à des tirs du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) contre un aéronef américain lundi.
L'agence de presse iranienne semi-officielle Fars a indiqué que des explosions avaient également été entendues dans la ville portuaire de Bandar Lengeh. Les comptes rendus ne permettent pas d'établir si elles sont liées à Qeshm.
Les cours du pétrole ont reculé de plus de 7 % lundi, sur fond d'optimisme quant à une possible fin du conflit, selon France 24. Reuters a rapporté que les cours avaient progressé en début de séance en Asie mardi, après l'information sur la frappe.
Les comptes rendus ne précisent pas ce qui a été visé sur Qeshm, l'ampleur des dégâts ni l'existence éventuelle de victimes.
Ce que dit chaque partie
- Responsables américains : Selon le Journal, certains responsables ont qualifié les frappes de défensives, destinées à empêcher l'Iran d'attaquer des navires commerciaux. La journaliste de Fox News Jennifer Griffin a cité un responsable non identifié selon lequel l'incident ne marquait pas « le début de frappes élargies de la part des États-Unis », selon Al Jazeera.
- Donald Trump : Il a écrit sur Truth Social : « L'Iran veut un règlement, le plus vite possible. Cela pourrait arriver ! » Interrogé par des journalistes sur l'éventualité de frapper l'Iran après les élections de mi-mandat, il a répondu « non », selon The Hindu.
- CGRI : Le CGRI a affirmé avoir capturé deux drones de reconnaissance américains au sud de Qeshm et détruit un drone MQ-9 à l'est du détroit plus tôt lundi, selon Al Jazeera. Cette affirmation n'est pas vérifiée de manière indépendante, et les comptes rendus ne comportent aucune réaction américaine.
- Ministère iranien des Affaires étrangères : Son porte-parole, Esmaïl Baghaï, a déclaré que les exigences de Téhéran avaient été transmises à Washington. Il a affirmé que le plan de l'Iran pour rouvrir le détroit pourrait être mis en œuvre en deux jours si les États-Unis levaient leur blocus naval des ports iraniens et si les hostilités prenaient fin. « La balle est dans le camp des États-Unis », a-t-il déclaré, selon Al Jazeera.
Analyse
Le récit repose sur deux sources distinctes : des responsables américains non identifiés s'exprimant auprès du Wall Street Journal, et des médias d'État iraniens faisant état d'explosions. Aucun des deux gouvernements n'a confirmé officiellement une frappe dans les comptes rendus examinés. Les signaux diplomatiques publics des deux capitales laissent entrevoir un possible règlement, tandis que les frappes limitées signalées suggèrent une pression militaire continue. Plusieurs scénarios restent plausibles : des frappes discrètes pourraient se poursuivre parallèlement aux discussions, un incident dans le détroit pourrait accroître les tensions, ou les négociations sur le blocus et la navigation maritime pourraient progresser. Les marchés pétroliers semblent réagir à chacun de ces signaux. De nouvelles déclarations officielles permettraient de clarifier ce qui s'est passé à Qeshm.
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Sources (8) : France 24 · Wall Street Journal · Al Jazeera · Anadolu Agency · TASS · The Hindu · Reuters · Reuters
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