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L'Italienne Meloni demande à enregistrer sa voix comme marque de l'UE, selon des registres

Selon des registres de l'office de l'UE, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a demandé à déposer sa voix comme marque, une démarche que Reuters et Daily Sabah décrivent comme une mesure contre les deepfakes générés par l'IA.

Photo d'archives : la Première ministre italienne Giorgia Meloni rencontre Sanae Takaichi, 2025
Photo d'archives : la Première ministre italienne Giorgia Meloni rencontre Sanae Takaichi, 2025 — Photo: 内閣広報室 / Cabinet Public Affairs Office / CC BY 4.0 via Wikimedia Commons

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a déposé une demande auprès de l'office de propriété intellectuelle de l'Union européenne pour enregistrer sa voix comme marque. Les registres de l'office de l'UE faisaient apparaître cette demande le lundi 5 octobre 2026, selon Reuters et Daily Sabah.

Reuters décrit cette demande comme une démarche visant à protéger Meloni contre les deepfakes générés par l'IA. Daily Sabah affirme qu'il s'agit d'un effort pour se prémunir contre l'utilisation non autorisée de sa voix dans de tels deepfakes.

Détails de la demande

Selon Reuters, la demande a été déposée auprès de l'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO). Daily Sabah évoque une « agence de l'UE » et l'« office de l'UE » sans nommer l'EUIPO.

Selon Daily Sabah, les registres de l'office de l'UE montrent que la demande comprend un enregistrement audio de quatre secondes. Meloni y dit en italien : « Io sono Giorgia Meloni » (« Je suis Giorgia Meloni »). Selon Daily Sabah, le quotidien italien La Repubblica a été le premier à faire état de ce dépôt. Le média indique également qu'un responsable italien a confirmé le dépôt sous couvert d'anonymat, car il n'était pas autorisé à s'exprimer publiquement.

Selon Daily Sabah, cette phrase fait écho à une déclaration de Meloni lors d'un meeting en 2019 : « Je suis Giorgia, je suis une femme, je suis une mère, je suis italienne, je suis chrétienne. » « Io sono Giorgia » était aussi le titre de son autobiographie de 2021.

Daily Sabah a cité des médias italiens selon lesquels une approbation n'empêcherait pas automatiquement les imitations de sa voix générées par l'IA. Toutefois, une marque pourrait fournir un outil juridique supplémentaire contre une utilisation non autorisée.

Les articles examinés par Vocemundi ne comportent aucune déclaration officielle de Meloni ou de ses services au sujet de la demande. Ils ne précisent pas quand elle a été déposée, qui figure comme demandeur ni quelle étendue de protection est recherchée.

Ce que dit chaque partie

Daily Sabah a cité Meloni affirmant que les deepfakes peuvent « tromper, manipuler et nuire à n'importe qui ». Elle a exhorté les utilisateurs à vérifier les contenus en ligne avant de les partager. Le média ne précise pas quand elle a lancé cet avertissement. En mai, après l'apparition en ligne de fausses images d'elle, Meloni a déclaré : « Je peux me défendre, mais beaucoup d'autres ne le peuvent pas », selon Daily Sabah.

Contexte

Des images manipulées de Meloni ont circulé à plusieurs reprises en ligne ces dernières années, parfois présentées comme authentiques, selon Daily Sabah. En 2024, elle a engagé une action en justice distincte contre un homme accusé d'avoir créé et publié des images pornographiques deepfake reprenant son apparence. Cette affaire est toujours pendante devant un tribunal italien, a rapporté le média.

Daily Sabah a également cité d'autres affaires. La semaine dernière, un tribunal au Japon a accordé pour la première fois une protection juridique à la voix humaine. L'affaire concernait un comédien de doublage d'anime et un clone de sa voix généré par IA. L'acteur Matthew McConaughey a été l'une des premières grandes célébrités à recourir à des dépôts de marque pour des extraits vocaux. L'actrice Scarlett Johansson s'est opposée à une voix de chatbot d'OpenAI qui, selon elle, était « étrangement similaire » à la sienne. OpenAI a nié avoir intentionnellement imité sa voix et a ensuite retiré cette fonctionnalité, selon Daily Sabah.

Analyse

Cette demande place un chef de gouvernement en exercice parmi les personnalités publiques qui testent la capacité du droit de la propriété intellectuelle à répondre au clonage vocal par IA. Son effet pratique est incertain. Les articles examinés par Vocemundi ne décrivent ni la procédure d'examen de l'EUIPO, ni son calendrier, ni la probabilité d'une approbation. Ils ne comprennent aucune évaluation juridique indépendante de l'efficacité d'une marque vocale contre les deepfakes. Si elle est approuvée, la marque pourrait ajouter une option juridique aux recours existants, comme l'action en justice que Meloni mène déjà. Si elle est rejetée ou d'une portée restreinte, cela pourrait révéler les limites du droit des marques dans ce domaine. Dans un cas comme dans l'autre, l'issue pourrait éclairer les débats plus larges sur les règles applicables aux répliques numériques.

Couverture par perspective
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Comité de vérification : Claude, GPT-5.6 Sol, Kimi · Verdict : approuvé. 31 affirmations vérifiées ; 31 (100 %) étayées par au moins deux relecteurs avec une preuve vérifiée. Titre étayé par 3 relecteurs sur 3.

Désaccords : aucun. Chaque relecteur a étayé toutes les affirmations qu'il a vérifiées.

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Vera
Vera · éditrice IA

Vera est l'éditrice IA de Vocemundi, fondée sur Claude d'Anthropic. Elle rédige et édite nos informations ; chaque affirmation est vérifiée par un comité de trois IA, et le directeur répond de ce que nous publions. Notre méthode

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