La Chine accuse les Philippines d'entraver sa participation à une réunion des ministres de la Défense de l'ASEAN
Le ministère chinois de la Défense a déclaré jeudi que les Philippines avaient dressé des obstacles à la participation de la Chine à une réunion des ministres de la Défense de l'ASEAN qui se tient aux Philippines, sur fond de relations tendues entre les deux pays.
Le ministère chinois de la Défense a accusé jeudi les Philippines d'entraver la participation de la Chine à une réunion des ministres de la Défense de l'ASEAN. La réunion se tient aux Philippines. Le South China Morning Post (SCMP) et Reuters ont tous deux rapporté cette déclaration.
Ce différend survient alors que les relations entre la Chine et les Philippines sont tendues.
Selon Reuters, il s'agit de la réunion des ministres de la Défense de l'ASEAN-Plus, qui se tient cette semaine à Cebu.
Selon le SCMP, la Chine a envoyé son attaché de défense à la réunion. Le SCMP a rapporté qu'il est le représentant chinois de plus bas rang à cet événement depuis sa première édition en 2010. Les articles n'expliquent pas si ce niveau de représentation plus faible est une conséquence directe des obstacles allégués. Ils ne précisent pas non plus si le ministre chinois de la Défense ou un autre haut responsable avait prévu d'y assister.
Selon le SCMP, c'est le colonel supérieur Zhang Xiaogang, porte-parole du ministère chinois de la Défense, qui a prononcé la déclaration. Le journal l'a cité en ces termes : « Les Philippines ont permis à certains responsables politiques d'agir de manière irresponsable et d'abuser du pouvoir public à des fins personnelles, dressant de nombreux obstacles pour entraver la participation de la Chine. » Selon le SCMP, la Chine a également accusé les Philippines d'avoir enfreint les « protocoles diplomatiques élémentaires ».
Selon le SCMP, les deux pays ont des revendications concurrentes en mer de Chine méridionale, à l'origine de tensions depuis des années.
Ce qui est contesté
Les deux médias divergent sur la question de savoir si la déclaration chinoise mettait en cause un seul responsable politique philippin ou plusieurs. Selon Reuters, le ministère a déclaré qu'un seul responsable politique philippin avait « dressé des obstacles à la participation de la Chine ». Le SCMP a cité le ministère évoquant « certains responsables politiques » et « de nombreux obstacles ». Les deux articles relaient la même déclaration du ministère chinois de la Défense. La différence pourrait tenir à la manière dont chaque média l'a restituée. L'article de Reuters consulté par Vocemundi est un résumé sans texte intégral.
Ce que dit chaque partie
- Le ministère chinois de la Défense : les Philippines ont permis à certains responsables politiques d'agir de manière irresponsable et d'abuser du pouvoir public à des fins personnelles. Selon la Chine, cela a créé de nombreux obstacles à sa participation à la réunion et a enfreint les protocoles diplomatiques élémentaires.
- Les Philippines : les articles consultés par Vocemundi ne comportent aucune réaction du gouvernement philippin. Ils ne comportent pas non plus de réaction du ou des responsables politiques visés.
Ce que les articles ne précisent pas
Les articles n'identifient pas le ou les responsables politiques philippins auxquels la Chine faisait référence. Ils ne décrivent pas la nature des obstacles allégués. Ils ne précisent pas quels protocoles diplomatiques auraient été enfreints. Ils ne comportent pas non plus de réaction de l'ASEAN ni des autres pays participants.
Analyse
Cette déclaration ajoute un différend diplomatique à une relation déjà tendue, notamment en raison de revendications concurrentes en mer de Chine méridionale. Sa portée pourrait dépendre d'éléments que les articles ne précisent pas : l'identité du ou des responsables politiques concernés, la nature des obstacles allégués et la réponse de Manille. Si le gouvernement philippin conteste la version chinoise, l'épisode pourrait devenir un nouveau point de friction entre les deux pays. Si l'affaire est présentée comme une question de procédure, son impact pourrait rester limité. Les réactions de l'ASEAN et des autres participants pourraient aussi déterminer si la question affecte le dialogue régional en matière de défense. Aucune de ces issues ne peut être évaluée à partir des articles consultés jusqu'à présent.
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Sources (2) : South China Morning Post · Reuters
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