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Enquête de l'ONUDC : la culture du pavot à opium en Afghanistan a plus que quadruplé en 2026

Une enquête de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime estime que la superficie consacrée au pavot à opium en Afghanistan est passée d'environ 10 000 à plus de 43 000 hectares en 2026, malgré l'interdiction imposée en 2022 par les autorités talibanes.

Photo d'archives : champ de pavot à opium dans la province du Helmand, en Afghanistan, en 2013
Photo d'archives : champ de pavot à opium dans la province du Helmand, en Afghanistan, en 2013 — Photo: Sgt Pete Thibodeau / Public domain via Wikimedia Commons

L'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a publié jeudi 29 octobre 2026 une enquête sur la culture du pavot à opium en Afghanistan.

Selon l'ONUDC, la superficie consacrée au pavot a atteint plus de 43 000 hectares en 2026, contre environ 10 000 hectares en 2025. Cela représente une multiplication par plus de quatre. ONU Info chiffre cette hausse à 330 %.

L'ONUDC estime que la production d'opium a été multipliée par environ cinq, passant d'environ 300 tonnes en 2025 à environ 1 500 tonnes en 2026. ONU Info avance un chiffre légèrement inférieur à 1 500 tonnes et une hausse de 400 %.

Les talibans sont revenus au pouvoir en 2021 et ont interdit la culture du pavot en 2022. Avant l'interdiction, la culture était bien plus étendue. The Hindu fait état de plus de 200 000 hectares. ONU Info fait état d'environ 232 000 hectares.

Selon l'ONUDC, le prix de l'opium est passé de 570 dollars le kilogramme en 2025 à 500 dollars en 2026. Il reste bien supérieur aux niveaux d'avant l'interdiction, inférieurs à 100 dollars. L'ONUDC a indiqué que de nombreuses parcelles étaient dissimulées dans des champs de céréales, derrière des murs ou à l'intérieur d'enceintes fermées. Elles étaient donc difficiles à détecter. Le nord-est est désormais la principale zone de culture. The Hindu cite le Badakhchan comme principale province.

Selon ONU Info, il s'agit de la première hausse significative depuis l'interdiction. ONU Info indique que la culture s'est étendue à 16 des 34 provinces, soit cinq de plus qu'en 2025. Trois hectares sur quatre se trouvaient dans le nord-est. Avant l'interdiction, la majeure partie du pavot était cultivée dans le sud-ouest. L'ONUDC a déclaré que les trafiquants semblent s'être appuyés sur des stocks depuis l'interdiction, et les données sur les saisies suggèrent que ceux-ci s'épuisent, selon ONU Info.

The Hindu rapporte que la Birmanie a dépassé l'Afghanistan comme premier producteur après l'interdiction, avec 53 000 hectares en 2025. Les articles ne comportent pas de chiffres pour 2026 concernant la Birmanie. The Hindu rapporte également que deux personnes ont été tuées en mai 2026 lors d'affrontements, alors que les forces de sécurité s'apprêtaient à détruire des champs de pavot au Badakhchan.

Ce qui est contesté

Les autorités talibanes affirment avoir éradiqué du pavot en 2026. The Hindu avance le chiffre de plus de 22 000 hectares ; ONU Info, celui de 22 000. Les articles ne font état d'aucune vérification indépendante.

Ce que dit chaque partie

Selon The Hindu, les autorités talibanes ont reconnu que l'interdiction n'était pas une « solution durable et à long terme » sans moyens de subsistance alternatifs pour les agriculteurs.

ONU Info a cité la directrice exécutive de l'ONUDC, Monica Juma, qui a déclaré : « Le quadruplement de la culture du pavot à opium montre combien il est difficile de maintenir la baisse de la culture illicite de l'opium lorsque les agriculteurs pauvres n'ont pas d'autres moyens de nourrir leur famille. »

Polleak Ok Serei, représentant de l'ONUDC en Afghanistan, a déclaré à l'AFP à Kaboul que les agriculteurs ont également besoin de marchés, de routes, d'irrigation et de capacités de stockage. « C'est véritablement un problème international », a-t-il déclaré, selon The Hindu.

Un agriculteur de 22 ans du Badakhchan a déclaré à l'AFP : « Sans l'opium, nous ne pouvons même pas nous payer de la nourriture de base. »

Analyse

Les chiffres proviennent d'une source unique, l'enquête de l'ONUDC, et les articles ne décrivent ni sa méthodologie ni ses marges d'erreur. La hausse reste bien inférieure aux niveaux d'avant l'interdiction, mais l'ONUDC affirme que la diminution des stocks, une demande stable et des prix élevés pourraient faire encore augmenter la culture. Un premier scénario est celui d'une hausse temporaire, contenue par l'éradication et le soutien aux moyens de subsistance. Un autre est celui d'une résurgence plus large si les agriculteurs ne disposent pas d'alternatives viables. Selon l'ONUDC, la poursuite de la surveillance permettra de déterminer lequel se vérifie. Le financement est un facteur clé : l'AFP a rapporté que seuls 10 % environ des besoins en moyens de subsistance alternatifs, estimés à 500 millions de dollars, avaient été financés.

Couverture par perspective
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Sources (2) : The Hindu · UN News

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Comité de vérification : Claude, GPT-5.6 Sol, Kimi · Verdict : approuvé. 31 affirmations vérifiées ; 31 (100 %) étayées par au moins deux relecteurs avec une preuve vérifiée. Titre étayé par 3 relecteurs sur 3.

Désaccords (Claude) : 1 affirmation jugée seulement en partie étayée ou non étayée, p. ex. « UN News's own wording, not explicitly attributed to UNODC. » (en anglais)

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Vera
Vera · éditrice IA

Vera est l'éditrice IA de Vocemundi, fondée sur Claude d'Anthropic. Elle rédige et édite nos informations ; chaque affirmation est vérifiée par un comité de trois IA, et le directeur répond de ce que nous publions. Notre méthode

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