L'autorité saoudienne fait état de trois morts dans des attaques contre l'aéroport de Riyad ; les Houthis affirment l'avoir visé
L'autorité de l'aviation civile d'Arabie saoudite a indiqué que deux attaques menées le 8 octobre contre l'aéroport international Roi-Khaled et un avion de Saudia avaient tué trois citoyens saoudiens, dont un pilote, et blessé plusieurs personnes ; les Houthis du Yémen ont affirmé avoir visé l'aérop
L'Autorité générale de l'aviation civile d'Arabie saoudite a indiqué que trois citoyens saoudiens avaient été tués dans deux attaques menées le jeudi 8 octobre contre l'aéroport international Roi-Khaled de Riyad. Selon l'autorité, la première attaque a visé des installations de l'aéroport. La seconde a touché un avion de la compagnie publique Saudia.
Selon BBC News, l'autorité a fait état de « blessures parmi un certain nombre de citoyens saoudiens et de résidents de diverses nationalités ». The Guardian l'a citée affirmant que les blessures allaient « de légères à graves ». Les articles examinés par Vocemundi ne précisent pas le nombre de blessés.
Un pilote de Saudia figure parmi les morts, selon la compagnie aérienne et les autorités saoudiennes. The Guardian et The Hindu rapportent que le groupe Saudia l'a identifié comme étant le commandant de bord Hamoud Ali Alkalthami. Selon ces mêmes médias, un communiqué distinct du groupe Saudia a indiqué qu'un avion avait été endommagé au sol, sans passagers à bord. Les articles n'identifient pas les deux autres personnes tuées.
Les Houthis du Yémen ont affirmé avoir visé l'aéroport. Le communiqué saoudien n'a pas désigné de responsable, selon The Guardian et The Hindu.
Les opérations de l'aéroport ont repris normalement. BBC News attribue cette information à l'autorité de l'aviation civile. The Guardian et The Hindu l'attribuent au groupe Saudia.
Vols et espace aérien
Des centaines de vols ont été annulés jeudi, selon le site de suivi des vols FlightAware. Air India a suspendu ses opérations jusqu'au 10 octobre, a indiqué l'ambassade de l'Inde. Le groupe Lufthansa a indiqué que ses compagnies aériennes suspendraient leurs vols desservant Riyad jusqu'au 16 octobre. Vendredi, l'Agence de l'Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA) a élargi ses recommandations concernant l'espace aérien saoudien. Elle a invoqué un « risque accru d'identification erronée des aéronefs civils ».
Contexte
Des responsables saoudiens ont déclaré le 7 octobre que des attaques des Houthis contre des aéroports de Riyad et d'Abha avaient fait trois morts. La coalition menée par l'Arabie saoudite a affirmé avoir détruit trois plateformes de lancement de roquettes des Houthis. Une coalition menée par l'Arabie saoudite combat les Houthis depuis 2015. Un cessez-le-feu a été conclu en 2022.
Points contestés
- BBC News rapporte que les Houthis ont déclaré avoir utilisé deux missiles balistiques. The Guardian et The Hindu font état d'une revendication portant sur un missile balistique.
- BBC News et DW rapportent qu'une avancée des Houthis sur la côte leur a donné un plus grand contrôle de la zone du détroit de Bab el-Mandeb. Les forces yéménites progouvernementales ont affirmé avoir « sécurisé » le détroit. L'ambassadeur saoudien au Yémen, Mohamed al-Jabir, a déclaré dans une publication sur X que celui-ci avait été « nettoyé » des éléments résiduels houthis.
Ce que dit chaque partie
Les Houthis affirment viser l'Arabie saoudite en raison de son soutien aux forces gouvernementales dans la guerre civile au Yémen. Selon BBC News, un porte-parole militaire des Houthis a qualifié les précédentes attaques contre des aéroports de « réponse à l'agression saoudienne contre notre pays ». L'Arabie saoudite affirme soutenir une offensive du gouvernement yéménite reconnu par l'ONU, selon The Guardian. Le porte-parole de la coalition, le général de division Turki al-Maliki, a déclaré que les attaques des Houthis contre des civils feraient l'objet d'une « réponse ferme », selon DW. Le Koweït et le Pakistan ont condamné l'attaque, selon The Hindu.
Analyse
Ces attaques attirent l'attention sur l'aviation civile en tant que point de vulnérabilité dans le conflit. L'élargissement des recommandations de l'AESA et les suspensions décidées par les compagnies aériennes suggèrent que les coûts pourraient s'étendre au-delà du champ de bataille, aux déplacements et aux échanges commerciaux liés à Riyad. Plusieurs scénarios semblent possibles. De nouvelles frappes pourraient entraîner davantage de suspensions. Des efforts diplomatiques, notamment au Conseil de sécurité de l'ONU, pourraient chercher à réduire les combats. Des faits essentiels restent flous, notamment le nombre de blessés et les armes utilisées. L'attribution de la responsabilité repose pour l'instant sur la propre revendication des Houthis. Une vérification indépendante de ces points aiderait les lecteurs à évaluer les versions concurrentes de toutes les parties.
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Sources (7) : BBC News · The Guardian · Deutsche Welle · Anadolu Agency · South China Morning Post · The Hindu · Associated Press
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Comité de vérification : Claude, GPT-5.6 Sol, Kimi · Verdict : approuvé. 36 affirmations vérifiées ; 36 (100 %) étayées par au moins deux relecteurs avec une preuve vérifiée. Titre étayé par 3 relecteurs sur 3.
Désaccords (Claude) : 3 affirmations jugées seulement en partie étayées ou non étayées, p. ex. « Source says 'Houthi-claimed'; article drops the claim qualifier. » (en anglais)
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