Trump approuve l'exécution de Nidal Hasan, auteur de la fusillade de Fort Hood, par un peloton d'exécution de l'armée de terre américaine, selon le Pentagone
Le président américain Donald Trump a approuvé l'exécution de Nidal Hasan par un peloton d'exécution de l'armée de terre américaine, selon un porte-parole du Pentagone. Cet ancien psychiatre de l'armée de terre a été condamné pour la fusillade de Fort Hood en 2009.
Le président américain Donald Trump a approuvé l'exécution de Nidal Malik Hasan par un peloton d'exécution de l'armée de terre américaine. L'annonce a été faite lundi par le porte-parole en chef du Pentagone, Sean Parnell, dans une publication sur X. The Guardian, France 24 et le South China Morning Post (SCMP) ont cité directement cette publication.
Sean Parnell a écrit que le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, « a recommandé – et le président Donald J. Trump a approuvé – la mort par peloton d'exécution de l'armée de terre américaine pour le terroriste condamné Nidal Malik Hasan ». Il a ajouté : « Le secrétaire à l'Armée de terre fixera la date et le lieu de l'exécution. Le jour du jugement est enfin venu pour Hasan. »
Les articles ne précisent ni la date ni le lieu de l'exécution.
Nidal Hasan était psychiatre dans l'armée de terre américaine. Il a été condamné pour la fusillade de 2009 à Fort Hood, au Texas, au cours de laquelle 13 personnes ont été tuées. Plus de deux douzaines de personnes ont été blessées. Cette exécution serait la première effectuée par l'armée américaine depuis 1961.
Contexte
Selon The Guardian et France 24, la fusillade a eu lieu le 5 novembre 2009 dans un établissement médical de la base. La base servait de point de transit pour les soldats déployés en Irak et en Afghanistan. Les deux médias indiquent que 30 des blessés étaient des soldats. Ils rapportent aussi qu'un policier civil intervenu lors de l'attaque a tiré sur Hasan, le laissant partiellement paralysé.
Selon les mêmes médias, un jury militaire a condamné Hasan à mort en 2013. Hasan, musulman né aux États-Unis et d'origine palestinienne, a assuré sa propre défense. Il n'a cité aucun témoin, n'a pas témoigné et n'a pas tenté de nier les accusations.
Il a été indiqué au tribunal que Hasan s'opposait aux occupations de l'Irak et de l'Afghanistan par l'armée américaine. Le tribunal a également appris qu'il avait communiqué en ligne avec le prédicateur Anwar al-Awlaki, un citoyen américain tué plus tard par une frappe de drone américaine au Yémen. The Guardian décrit al-Awlaki comme un propagandiste d'Al-Qaïda. France 24 le décrit comme une figure présumée d'Al-Qaïda. France 24, avec l'AFP, décrit la fusillade comme inspirée par Al-Qaïda. Les autres articles consultés par Vocemundi n'emploient pas cette qualification.
Ce qui est contesté
Les articles divergent sur la question de savoir si les 13 personnes tuées étaient toutes des soldats. La première phrase de l'article du Guardian indique que Hasan a tué 13 soldats, mais le corps de ce même article précise que 12 des morts étaient des soldats. France 24 rapporte également que 12 des 13 victimes étaient des soldats. Le SCMP ne donne pas de répartition.
Ce que dit chaque partie
- Le Pentagone, par la voix de Sean Parnell, affirme que Pete Hegseth a recommandé l'exécution et que Donald Trump l'a approuvée. Sean Parnell qualifie Hasan de « terroriste condamné ».
- Les avocats commis d'office de Hasan lors du procès de 2013 s'étaient inquiétés du fait que Hasan cherchait à être exécuté, selon The Guardian et France 24.
Les articles ne font état d'aucune réaction de Hasan ou de ses représentants juridiques, ni d'aucune réaction des victimes ou de leurs familles.
Analyse
Cette décision mettrait fin à plus de six décennies sans exécution par l'armée américaine, et ses prochaines étapes devraient donc faire l'objet d'une attention particulière. Plusieurs questions restent ouvertes. Les articles ne précisent pas s'il reste des recours ou d'autres étapes de réexamen, ni pourquoi la décision intervient plus d'une décennie après la condamnation de 2013. Ils ne décrivent pas non plus les procédures d'exécution par peloton. Selon les éventuels recours juridiques, le calendrier pourrait avancer rapidement ou lentement. Les partisans et les opposants de la peine capitale pourraient interpréter l'affaire différemment. Le fait que la défense se soit inquiétée en 2013 de ce que Hasan cherchait à être exécuté ajoute une dimension supplémentaire.
Comment nous avons vérifié3 sources · 31/31 affirmations étayées · 2 relecteurs IA
Sources (3) : The Guardian · France 24 · South China Morning Post
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Comité de vérification : Claude, Kimi · Verdict : approuvé. 31 affirmations vérifiées ; 31 (100 %) étayées par au moins deux relecteurs avec une preuve vérifiée. Titre étayé par 2 relecteurs sur 2.
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