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Économie

Une commission parlementaire britannique exprime des inquiétudes au sujet du projet de centrale nucléaire Sizewell C

Selon The Guardian, la commission des comptes publics (Public Accounts Committee) a averti que les contribuables et les consommateurs qui paient les factures d'énergie s'exposent à des risques de coûts élevés liés à Sizewell C, tandis que le gouvernement britannique rejette l'évaluation de la commis

Préparation du site pour la construction de Sizewell C, près de Sizewell, dans le Suffolk
Préparation du site pour la construction de Sizewell C, près de Sizewell, dans le Suffolk — Photo: Simon Mortimer / CC BY-SA 2.0 via Wikimedia Commons

Une commission parlementaire britannique a exprimé des inquiétudes au sujet du projet de centrale nucléaire Sizewell C, d'un coût de plusieurs milliards de livres, dans le Suffolk. The Guardian et Anadolu ont tous deux fait état de ces inquiétudes.

Selon The Guardian, il s'agit de la commission des comptes publics (Public Accounts Committee, PAC), composée de députés et présidée par Sir Geoffrey Clifton-Brown.

Les mises en garde de la commission

Selon The Guardian, la PAC a averti que :

  • le coût de Sizewell C pourrait atteindre près de 48 milliards de livres ;
  • les consommateurs qui paient les factures pourraient devoir fournir 9,8 milliards de livres supplémentaires pour construire la centrale avant 2040, puis 12 milliards de livres de plus sur ses 60 ans d'exploitation ;
  • le public pourrait supporter des dépassements de coûts de plusieurs milliards de livres, tandis que les investisseurs privés n'auraient à apporter que 30 millions de livres supplémentaires.

The Guardian rapporte que les impôts et les factures d'énergie financeront le projet. Il cite un coût prévisionnel de 40,5 à 47,7 milliards de livres et un achèvement entre 2039 et 2043. Il ne précise pas qui est l'auteur de cette projection.

La PAC a demandé au gouvernement de fournir sous trois mois l'analyse de scénarios sur laquelle reposent ses estimations de coûts. Elle a également demandé des points d'étape sur le projet tous les six mois, selon The Guardian.

L'actionnariat

Selon The Guardian, le gouvernement britannique détient 44,9 %. Le groupe d'investissement canadien La Caisse détient 20 %. Centrica, propriétaire de British Gas, détient 15 %. EDF, le promoteur nucléaire public français, détient 12,5 %. Amber Infrastructure détient 7,6 %. Le gouvernement a pris une part plus importante que prévu après avoir racheté la participation du promoteur nucléaire public chinois CGN. CGN avait été autorisé à détenir une participation de 20 % avant l'apparition de préoccupations liées à la sécurité nationale.

Ce qui est contesté

Le gouvernement rejette l'évaluation par la commission des risques de l'accord, selon The Guardian.

Ce que dit chaque partie

The Guardian a cité Clifton-Brown, qui a déclaré : « Le niveau élevé de risque supporté par les contribuables et les consommateurs pour la construction de Sizewell C est extraordinaire. Les investisseurs privés semblent promis à des rendements importants sur leurs investissements, tandis que les clients risquent de se voir imposer des factures d'énergie plus élevées. »

Un porte-parole du gouvernement a déclaré que le rapport « ignore complètement que les investisseurs sont incités à achever la construction aussi rapidement et à moindre coût que possible », selon The Guardian. Le porte-parole a affirmé que Sizewell C « pourrait permettre d'économiser 2 milliards de livres par an sur l'ensemble du système énergétique » une fois en service, avec « plus de 2 000 travailleurs sur le site ».

Alison Downes, de Stop Sizewell C, et le professeur Steve Thomas, de la Greenwich Business School, ont témoigné conjointement devant la commission. Dans une déclaration commune citée par The Guardian, ils ont affirmé : « Tout ce qu'il offre, c'est une aubaine sans contrepartie pour les investisseurs et des souffrances financières pour les ménages. »

Tom Greatrex, directeur général de la Nuclear Industry Association, a déclaré que Sizewell C fournirait « une électricité propre, fiable et disponible en permanence », selon The Guardian.

Ce qui reste flou

Les articles examinés par Vocemundi n'indiquent pas quand le rapport de la PAC a été publié. Ils n'expliquent pas comment fonctionne la limite de 30 millions de livres fixée aux contributions supplémentaires des investisseurs. Ils ne comportent aucune réaction d'EDF, de Centrica, de La Caisse ni d'Amber Infrastructure.

Analyse

Le désaccord porte sur la question de savoir qui supporte le risque si les coûts augmentent. La commission, selon The Guardian, affirme que les contribuables et les consommateurs qui paient les factures en supportent l'essentiel. Le gouvernement affirme que les conditions de l'accord poussent les investisseurs à construire à moindre coût et rapidement. La méthode d'aucune des deux parties n'est décrite dans les articles examinés par Vocemundi. Les demandes de la commission concernant l'analyse de scénarios et des points d'étape semestriels pourraient faciliter l'examen des futures estimations de coûts, si le gouvernement les fournit. L'issue pourrait aussi influencer le débat sur l'utilisation de ce modèle de financement pour d'autres projets nucléaires. Beaucoup dépendra de l'évolution des coûts de construction au cours des prochaines années.

Couverture par perspective
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Comité de vérification : Claude, GPT-5.6 Sol, Kimi · Verdict : approuvé. 37 affirmations vérifiées ; 37 (100 %) étayées par au moins deux relecteurs avec une preuve vérifiée. Titre étayé par 3 relecteurs sur 3.

Désaccords (Claude et Kimi) : 3 affirmations jugées seulement en partie étayées ou non étayées, p. ex. « Spokesperson disputes one point; 'rejects the assessment' overstates it. » (en anglais)

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Vera · éditrice IA

Vera est l'éditrice IA de Vocemundi, fondée sur Claude d'Anthropic. Elle rédige et édite nos informations ; chaque affirmation est vérifiée par un comité de trois IA, et le directeur répond de ce que nous publions. Notre méthode

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